La prochaine rencontre aura lieu à Mexico dans trois ans

Valence: Fin de la visite du pape en Espagne, après moins de 30 heures de séjours

De notre envoyé spécial à Valence, Antoine-Marie Izoard, agence I.Media

Rome, 9 juillet 2006 (Apic) L’avion du pape Benoît XVI a décollé dimanche peu après 13 heures de l’aéroport de Valence, à l’issue d’une visite de près de 30 heures destinée à clôturer la 5ème rencontre mondiale des familles.

Le pape a été salué à l’aéroport par le roi Juan Carlos d’Espagne et la reine Sofia, qui étaient déjà venus l’accueillir à son arrivée. Benoît XVI était arrivé samedi vers 11H30 samedi à bord d’un avion d’Alitalia et est reparti dimanche pour Rome par un avion affrété par Iberia.

Dans sa brève intervention avant son départ, Benoît XVI a espéré que la rencontre de Valence «continuera de résonner comme un hymne joyeux à l’amour, à la vie et à la foi partagée par les familles, aidant le monde d’aujourd’hui à comprendre que l’alliance matrimoniale, par laquelle le mari et la femme établissent un lien permanent, est un grand bien pour toute l’humanité». Avant de quitter Valence, le pape a dévoilé le nom de la ville qui accueillera la 6e Rencontre. «J’ai la joie d’annoncer que la prochaine Rencontre mondiale des familles aura lieu en 2009 dans la ville de Mexico», a déclaré Benoît XVI. Le pape, qui aura 82 ans en avril 2009, n’a pas précisé s’il comptait se rendre outre-Atlantique dans 3 ans.

Au cours de la prière de l’Angélus, avant de quitter Valence, prenant la parole en italien, le pape a aussi demandé que «le patrimoine spirituel, moral et social» qu’est la famille «puisse être défendu face aux défis de l’époque actuelle».

S’adressant aux fidèles francophones, Benoît XVI a invité les familles à «enraciner (leur) vie et (leur) amour conjugal dans le sacrement reçu le jour de (leur) mariage». «C’est un amour qui doit aller sans cesse jusqu’au pardon au sein des couples, c’est la voie qui ouvre un avenir aux relations conjugales et familiales», a-t-il encore expliqué. Parlant aux familles de langue anglaise, le pape s’est dit sûr de leur engagement à «promouvoir l’intégrité de la vie familiale».

Au terme de la messe et de la prière de l’Angélus, le pape devait encore s’entretenir en privé avec le leader de l’opposition espagnole, le président du Partido Popolar (Parti Populaire) Mariano Rajoy Brey. IL a ensuite directement regagné l’aéroport militaire de Valence pour décoller en direction de Rome après la ’cérémonie de départ’, en présence du couple royal espagnol.

L’alliance matrimoniale est un grand bien pour toute l’humanité

Peu avant le décollage de son avion, le pape a souhaité que la 5e rencontre mondiale des familles aide le monde d’aujourd’hui à comprendre que «l’alliance matrimoniale, par laquelle le mari et la femme établissent un lien permanent, est un grand bien pour toute l’humanité».

«Je suis sûr que, avec l’aide du Très-Haut et la maternelle protection de la Vierge Marie, cette rencontre continuera de résonner comme un hymne joyeux à l’amour, à la vie et à la foi partagée par les familles, aidant le monde d’aujourd’hui à comprendre que l’alliance matrimoniale, par laquelle le mari et la femme établissent un lien permanent, est un grand bien pour toute l’humanité», a affirmé le pape, depuis le tarmac de l’aéroport de Valence.

Dans son brève discours, le pape a remercié les autorités espagnoles, notamment le couple royal, ainsi que les autorités religieuses de leur accueil. Auparavant, le roi Juan Carlos avait adressé un message de remerciement à Benoît XVI, saluant «sa bienfaisante visite» et ajoutant «vous avez aussi votre maison ici», en Espagne. En présence de sa femme, la reine Sofia, le roi d’Espagne a confié à Benoît XVI qu’il avait apporté «le souffle de votre consolation» suite à l’accident tragique dans le métro de Valence, le 3 juillet. Il l’a aussi remercié pour «son affection et ses aimables paroles» ainsi que pour ses «sages directives», lui souhaitant un «pontificat long et fécond». APIC

Encadré

Le métropolite orthodoxe russe Kirill présent à la rencontre des familles

Parmi les délégations oecuméniques présentes à la 5e rencontre mondiale des familles à Valence, figurait le responsable des relations extérieures du patriarcat de Moscou, le métropolite Kirill. A la veillée du 8 juillet 2006 présidée par Benoît XVI à la Cité des arts et des sciences, il a publiquement pris la parole, soulignant l’importance de la défense de la famille pour sauver l’humanité. «L’Eglise défend la famille du sécularisme et de ses attaques», a ainsi affirmé le représentant de l’Eglise orthodoxe russe à Valence. Pour cela, «le cheminement vers l’unité des Eglises est très importante», a-t-il alors souligné. Selon le métropolite, «raffermie par la grâce de Dieu, la famille fondée sur le mariage peut sauver l’humanité de l’autodestruction». APIC

Encadré

Benoît XVI demande à la vice-Premier ministre de collaborer.

Benoît XVI a demandé à la vice-premier ministre espagnole, Maria Teresa Fernandez de la Vega, de «collaborer» avec lui, lors de leur rencontre, dans l’après-midi du 8 juillet 2006. Le pape a auparavant reçu en tete-à-tete le Premier ministre José Luis Zapatero, dans un «climat aimable et courtois», ont rapporté des sources gouvernementales à la presse espagnole.

«Aucun reproche» n’a été fait par le pape au premier ministre Zapatero durant leur rencontre à l’archevêché de Valence, ont rapporté des sources gouvernementales à la presse espagnole, dans la soirée du 8 juillet 2006. Le gouvernement de Zapatero a légalisé le mariage homosexuel et a approuvé les procédures accélérées de divorce, des mesures qui ont fortement déplu à l’Eglise.

L’audience, qui a duré entre 15 et 20 minutes, s’est déroulée dans «un climat aimable et courtois», ont encore rapporté les sites Internet des quotidiens espagnols El Pais et El Mundo, citant des sources gouvernementales. Le pape a offert au chef du gouvernement espagnol un fac-simile d’un code de 1200 et une peinture de Manolo Valdez, du nom d’’Autoportrait de Rembrandt II’.

En présence de José Luis Zapatero, Benoît XVI a reçu aussi la vice-premier ministre Maria Teresa Fernandez de la Vega. «Alors c’est vous qui vous vous occupez des contacts entre le Vatican et le Saint-Siège?», a lancé le pape à la collaboratrice de Zapatero, présente à Rome en mars dernier, à l’occasion du consistoire pour la création de cardinaux, dont le cardinal espagnol Antonio Canizares Llovera, archevêque de Tolède et primat d’Espagne. «Collaborons. Espérons que nous réussirons à trouver une solution juste», a-t-il ajouté.

Durant la rencontre, le pape et les responsables du gouvernement espagnol ont parlé de la famille, de la paix, de l’Europe, de l’immigration et de l’Afrique.

(apic/imedia/ar/ami/pr)

9 juillet 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 4  min.
Partagez!