Plaidoyer pour une aide à l’Afrique dans sa lutte contre le sida
Washington: Requête de 300 responsables religieux à la veille du G8
Washington, 14 juillet 2006 (Apic) Quelque 300 responsables religieux internationaux et de l’organisation «Africa Action», sise à Washington, demande au président Bush et aux participants au sommet des pays du G-8m réunis ce week-end à St Pétersbourg d’aider efficacement l’Afrique dans sa lutte contre le sida.
Les signataires de la requête adressée à Bush exigent un «plus grand investissement de la part des Etats-Unis et de la communauté internationale dans la lutte contre le Vih-sida en Afrique». Ce qui implique, soulignent-ils, «le renforcement des infrastructures sanitaires» et un «engagement renouvelé pour atteindre l’objectif de l’accès pour tous aux traitements contre le sida d’ici 2010».
«Vingt-cinq ans après le déclenchement de cette épidémie, le sida tue encore des millions de personnes chaque année, surtout en Afrique, non parce que c’est un mal invincible, mais parce que la communauté internationale n’a pas fait le nécessaire pour la stopper. Tant qu’il n’y aura pas une nouvelle conscience de l’urgence et un changement dans les politiques américaines et internationales pour trouver une réponse à cette crise, le Vih-sida restera un problème permanent et dramatique dans le panorama mondial et l’Afrique restera le «ground zero» de ce fléau global» peut-on lire dans le document cité par Misna.
Selon les signataires de la lettre, l’échec des Etats-Unis et d’autres pays riches, qui n’ont pas fourni le soutien adéquat, ont empêché le Fonds d’avoir suffisamment d’argent dans ses caisses, le rendant incapable d’augmenter ses programmes. L’Afrique, assurent-ils, a besoin d’au moins 250’000 agents sanitaires payés et préparés. «Nous vous invitons à lancer, avec le reste du G8, une initiative pour les travailleurs du secteur qui soutienne les programmes de formation et d’ajournement professionnel et de majeurs investissements dans les systèmes de santé publique».
En conclusion, les chefs religieux soulignent que les efforts de l’Afrique dans la lutte contre le sida «sont entravés par le poids massif de la dette étrangère et par les politiques de la Banque mondiale (Bm) et du Fonds monétaire international (Fmi), qui limitent les dépenses sanitaires de nombreux pays du continent». (apic/misna/pr)




