Rome: Proche-Orient – Le pape décrète une journée de prière et demande un cessez-le-feu

«Instaurer immédiatement des corridors humanitaires»

Rome, 20 juillet 2006 (Apic) Benoît XVI a souhaité un cessez-le-feu immédiat. Il a également décrété «une journée spéciale de prière et de pénitence» dans le monde pour la paix au Proche-Orient. Elle aura lieu le 23 juillet 2006.

Le pape «très préoccupé» souhaite en effet que «cesse immédiatement les combats entre les parties, que soit immédiatement instauré des corridors humanitaires pour pouvoir aider les populations, et que soient engagées des négociations raisonnables et responsables pour résoudre des situations objectivement injustes dans cette région».

En effet, «les Libanais ont le droit de voir respecté l’intégrité et la souveraineté de leur pays, les Israéliens ont le droit de vivre en paix dans leur Etat et les Palestiniens ont le droit d’avoir leur patrie libre, une et souveraine», peut-on lire dans ce communiqué du20 juillet 2006, du Bureau de presse du Saint-Siège sur la situation proche-orientale.

Le pape a en outre lancé un appel aux organisations caritatives internationales pour qu’elles viennent en aide «à toutes les populations touchées par ce conflit impitoyable». Benoît XVI avait déclaré soutenir l’initiative du G 8 qui préconise l’envoi d’une force internationale au Proche-Orient, dans la soirée du 18 juillet 2006, depuis les Combes (nord-ouest de l’Italie) où il passe ses vacances. Lors de la prière de l’Angélus le 16 juillet 2006, il avait aussi appelé les responsables politiques à la raison et dénoncé les violations du droit dans la crise proche-orientale. Le pape avait alors précisé: «A l’origine de contre-offensives aussi impitoyables, il y a malheureusement des situations objectives de violation du droit et de la justice».

«Mais ni les actes terroristes, ni les représailles, surtout quand elles ont de tragiques conséquences pour la population civile, ne peuvent être justifiés. Sur cette voie, comme le démontre amèrement l’expérience, on n’obtient aucun résultat positif», avait conclu le souverain pontife.

Le Vatican avant officiellement protesté le 14 juillet contre l’attaque d’Israël

Le Saint-Siège avait officiellement déploré l’attaque d’Israël contre le Liban, «une nation libre et souveraine», le 14 juillet 2006, dans une déclaration du cardinal secrétaire d’Etat, Angelo Sodano, à Radio Vatican. «Le droit d’un Etat de se défendre ne dispense au respect des normes du droit international, en particulier en ce qui concerne la sauvegarde des populations civiles», avait-il souligné.

Le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, lui avait emboîté le pas, le 17 juillet, en appelant la communauté internationale à promouvoir le dialogue entre les parties. «Avant que le conflit ne dégénère davantage et ne prenne une dimension encore plus ingérable, la communauté internationale et les Nations Unies en particulier, sont appelées à promouvoir le dialogue et la paix entre les parties en présence et à affirmer l’état de droit dans la région», avait déclaré le cardinal Martino.

«Il est souhaitable, avait-il poursuivi, que les Etats ne cèdent pas à la tentation d’interpréter par des clefs politiques et idéologiques le conflit en cours, retardant ainsi, ou rendant moins efficaces l’engagement diplomatique et le secours humanitaire apporté aux populations civiles» avait-il souligné.

Le 19 juillet, le premier ministre libanais, Fuoad Siniora, aurait eu un entretien téléphonique avec le cardinal Angelo Sodano. Il aurait alors demandé l’intervention diplomatique du Vatican. (apic/imedia/hy/vb)

20 juillet 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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