Un revers pour la protection des embryons
La COMECE déçue de la décision sur la poursuite de la recherche des cellules souches
Bruxelles, 25 juillet 2006 (Apic) Le Secrétariat de la COMECE exprime sa profonde déception concernant la décision du Conseil des Ministres européens du 24 juillet 2006, de poursuivre la recherche sur les cellules souches.
Dans un communiqué signé de Mgr Adrianus Van Luyn, évêque de Rotterdam et président de la Commission des épiscopats de la Communauté Européenne, la COMECE estime qu’il s’agit là d’un revers pour la protection des embryons.
L’Eglise catholique, dit la COMECE, a conscience de l’importance de promouvoir au sein de l’Union européenne, une économie basée sur la connaissance, la recherche et l’innovation. En ce sens, le 7e Programme cadre de recherche est un instrument essentiel pour soutenir la recherche et l’innovation à l’échelle de l’Union européenne». Comme l’ont indiqué les évêques de la COMECE lors de la réunion plénière de novembre 2005, «la science et la recherche contribuent de façon significative à la qualité de vie, en particulier dans le domaine de la santé où de nouveaux choix thérapeutiques sont disponibles. Elles sont aussi un facteur important pour le développement économique».
La COMECE constate que dans sa version actuelle, l’Europe continue à promouvoir la recherche sur les cellules souches d’embryons humains, avec le soutien du Parlement européen et en dépit de l’opposition de certains Etats membres, qui ne sont cependant pas parvenus à obtenir des garanties plus respectueuses de la dignité humaine, à l’occasion du Conseil des Ministres européens ce lundi 24 juillet.
La COMECE réitère son objection au financement par l’UE de la recherche impliquant, directement ou indirectement, la destruction d’embryons humains. Comme l’a indiqué le Comité exécutif de la COMECE le 31 mai 2006, «traiter un embryon humain comme un sujet de recherche n’est pas compatible avec le respect de la dignité humaine ».Il est par ailleurs regrettable, vu les paramètres du débat au Conseil, que les Ministres européens ne soient même pas parvenus à s’accorder sur des garanties plus restrictives concernant l’utilisation des embryons humains».
Aux yeux de la COMECE, l’instrumentalisation des embryons humains à des fins de recherche, c’est-à-dire leur destruction ou la recherche sur les cellules souches dérivées de ces embryons, n’est pas acceptable. «Cette recherche n’est par ailleurs pas réellement fondée sur une nécessité scientifique puisque les cellules souches adultes et ombilicales présentent, selon les experts, une voie alternative avec des perspectives thérapeutiques intéressantes et réalistes». (apic/com/pr)




