Alfred Donath s’exprime dans Le Bund du 3 août
Suisse: Les juifs suisses aussi sont divisés sur l’escalade au Liban
Berne, 3 août 2006 (Apic) Le président de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) déclare qu’il y a des juifs suisses qui sont 100% derrière Israël et d’autres qui sont très critiques. Néanmoins le FSCI exprime sa complète solidarité avec l’Etat d’Israël.
«Nous avons des relations familiaux, culturelles et religieuses avec Israël et nous sentons proche de ce pays. Mais naturellement les opinion des juifs suisses sur le conflit sont très diverses. Il y en a qui sont à 100% pour Israël, d’autres qui sont critiques et d’autres encore plus critiques (.).
Pour le président de la FSCI, interviewé par le quotidien bernois Le Bund du 3 août, les juifs aussi sont divisés sur la guerre du Liban. Alfred Donath reflète ainsi la position officielle de son organisation, qui écrit: «Quelle aurait été la réaction de notre pays si pendant des mois une pluie d’obus tombait chaque jour sur Genève ou Bâle, comme c’est le cas sur Sderot; Ashkalon et aujourd’hui Haïfa? Comment aurions-nous réagi si des groupes terroristes avaient franchi la frontière suisse pour enlever des soldats effectuant leur cours de répétition, et menaçaient d’en enlever encore d’autres?»
La Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) «déplore» en outre «toutes les victimes civiles du conflit entre Israël et le Hezbollah, victimes tragiquement inhérentes à toute situation de guerre et dues en partie aux terroristes se cachant parmi les innocents habitants de Beyrouth sud et du Sud Liban». Habitants qui «malheureusement,» continue Alfred Donath, «ont été souvent empêchés de donner suite aux appels de l’armée israélienne et forcés de rester chez eux, au milieu des repaires des terroristes».
La FSCI exprime son indéfectible solidarité avec l’Etat d’Israël et regrette vivement l’attitude adoptée par le Département des Affaires Etrangères (DAE), par la voix de la ministre Micheline Calmy Rey, «qui a fait porter par Israël seul la responsabilité de la situation actuelle, en feignant ignorer les causes de cette escalade de la violence». Pour la FSCI encore, le Hezbollah, véritable «Etat dans l’Etat, téléguidé par l’Iran et la Syrie, aurait dû être désarmé depuis longtemps déjà par le Liban, malheureusement incapable d’appliquer cette résolution de l’ONU». (apic/kipa/com/vb)




