Neuchâtel: L’EREN fête la multiculturalité au Temple du Bas du 23 août au 15 septembre
Exposition itinérante «Traces d’ici et de là»
Neuchâtel, 11 août 2006 (Apic) L’Eglise réformée neuchâteloise (EREN) fête la multiculturalité du 23 août au 15 septembre 2006 au Temple du Bas à Neuchâtel. Pendant un mois, les personnes intéressées auront l’occasion de suivre des conférences, débats, café discussion, théâtre et moments festifs dans le cadre de l’exposition itinérante «Traces d’ici et de là», d’échanges et de rencontres culturelles à travers l’écriture.
Ces événements sont mis sur pied par le Centre cantonal ThEF (Théologie Education Formation) de l’EREN en collaboration avec la paroisse réformée de Neuchâtel, précise Elisabeth Reichen-Amsler, diacre animatrice de l’Eglise réformée neuchâteloise. Le vernissage aura lieu le mardi 22 août à 18h avec la lecture de textes des écritures, agrémentée de moments musicaux par les étudiantes catalans Ester Bresco et Marta Auge Ferrer, au Conservatoire de musique de La Chaux-de-Fonds.
Cette démarche de l’EREN offre aux regards quelque 80 modèles de calligraphie émanant de communautés présentes dans le canton. Les auteurs de ces textes révèlent par leur plume et leurs propos des cultures que chacun côtoie quotidiennement, parfois sans le savoir. «Ces gens sont nos voisins, nos collègues, nos amis potentiels, et tous ensemble, nous formons une société riche des différences qu’elle rassemble», indiquent les responsables de l’événement.
Quelque 6000 langues sont recensées aujourd’hui sur notre planète, et presque toutes sont écrites. A travers ces multiples calligraphies et sensibilités, c’est l’appartenance à une même humanité qui se dévoile. L’exposition «Traces d’ici et de là» permet la découverte de ces identités exprimées dans le seul souci, universel, de communiquer.
Se «dire» par-delà les mots
Cette rencontre, cette mise en commun, a pu se réaliser grâce, notamment, aux contacts du délégué cantonal aux étrangers et aux nombreuses connaissances de l’association Bibliomonde, souligne Elisabeth Reichen-Amsler. A chaque auteur a été demandé un texte personnel et manuscrit, un portrait ou une photo de son pays d’origine et un objet «fétiche» lui permettant de se «dire» par-delà les mots.
Parmi les personnes qui participent à cette démarche qui vise l’ouverture aux autres et l’échange, on note la présence de l’artiste arménienne exilée Alina Mnatsakanian Zorik, qui participe à l’exposition «Traces d’ici et de là» par son texte en arménien et aussi par son oeuvre artistique en première Suisse «House on Wheels», une installation multimédia sur l’interculturalité (présenté en Californie, USA).
Le Collectif «Doux Jésus» a peint l’immense tour de Babel qui se veut être le centre symbolique de l’exposition avec l’image universelle de l’éclatement des langues. Carolus, alias Carol Gertsch, a peint un monde immense pour représenter notre citoyenneté universelle. L’exposition est à visiter à Neuchâtel du 23 août au 15 septembre, à La Chaux-de-Fonds du 16 septembre au 8 octobre 2006. (apic/com/era/be)




