Hommage du pape au fondateur de la Communauté Saint-Jean
Rome: Après le décès du père Marie-Dominique Philippe
Rome, 28 août 2006 (Apic) Benoît XVI a salué la mémoire du père Marie-Dominique Philippe, dominicain, fondateur de la Communauté Saint-Jean, décédé le 26 août 2006 à l’âge de 93 ans.
Suite au décès du Marie-Dominique Philippe, fondateur de la Communauté Saint-Jean, le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat, a adressé le 27 août au nom de Benoît XVI un télégramme au père Jean-Pierre Marie. Ce dernier étant l’actuel prieur général de la Communauté,
Le pape a présenté ses condoléances aux proches et à la famille du défunt. Il a rappelé que le père Marie-Dominique Philippe avait «durant de longues années, guidé et formé de nombreuses personnes à l’école du Christ, dans l’esprit du ’disciple bien-aimé’, les enracinant dans un amour profond de l’Eglise et dans la fidélité au Successeur de Pierre». «Puisse son témoignage donner à tous ceux qu’il a guidés l’élan nécessaire afin que l’Evangile du Christ soit toujours annoncé, accueilli et vécu», conclu le télégramme.
Professeur à Fribourg pendant 40 ans
Le père Philippe, dominicain, philosophe métaphysicien français, avait enseigné à l’université de Fribourg pendant quarante ans, avant de fonder la Communauté Saint-Jean (dite des «petits gris») en 1975, puis celle des soeurs contemplatives (1982) et des soeurs apostoliques (1986).
Au fil des années, de nombreux laïcs (les oblats de Saint-Jean) se sont joints à ces trois congrégations, l’ensemble formant une nouvelle famille spirituelle: la famille Saint-Jean. Le père Philippe est resté à sa tête jusqu’en 2001. A la suite d’un accident vasculaire cérébral survenu cet été, le père Philippe avait perdu l’usage de la parole.
La communauté Saint-Jean compte plus de 500 frères et plus de 250 religieuses contemplatives et une quarantaine de prieurés de par le monde dont 25 en France.
Une communauté parfois critiquée
La Communauté a parfois fait l’objet de critiques, se voyant reprocher de recruter sans discernement, de créer un lien trop affectif envers la personne de son fondateur et finalement d’être trop traditionaliste. Le père Marie-Dominique Philippe a également été fortement critiqué pour ses liens avec mère Myriam, une Hongroise du nom de Tünde Szentes, qui était l’une de ses anciennes étudiantes à Fribourg. La fondatrice de la communauté des petites soeurs de la Compassion, d’Israël et de Saint-Jean avait été soupçonnée de dérives sectaires.
Le 15 février dernier, alors que Benoît XVI rencontrait 1’800 membres de la Communauté Saint-Jean à l’occasion de son 30e anniversaire, le frère Jean-Pierre Marie avait déclaré à l’agence I.MEDIA, partenaire de l’APIC à Rome, que les rapports avec le Vatican étaient désormais «bons». (apic/imedia/hy/vb)




