L’ex président est jugé par contumace
Centrafrique: Ouverture du procès Patassé
Bangui, 29 août 2006 (Apic) Le procès contre l’ex-président Ange Félix Patassé et quatre autres personnes accusées par contumace pour «appropriation illégale de fonds publics» s’est ouvert aujourd’hui devant la Cour pénale, dans la capitale, Bangui, rapportent différentes agences de presse internationales.
La procédure de jugement par contumace des accusés prévoit que la Cour lise les chefs d’accusation avant de se retirer pour émettre la sentence. Patassé – déposé par un putsch militaire en 2003 et depuis lors en exil au Togo – son ex-ministre des Finances et deux ex-conseillers, tous fugitifs, risquent une condamnation à 20 ans de travaux forcés. La position d’un cinquième accusé, l’ex-conseiller présidentiel Simon Kouloumba – resté dans le pays – sera évaluée dans le cadre d’un autre procès qui se tiendra d’ici quelques jours.
En plus de cette procédure, Patassé – qui s’est encore récemment déclaré «le président légitime» du Centrafrique – fait également l’objet d’une accusation de «crimes de guerre» déposée à la Cour pénale internationale (Cpi) relative aux violations commises par les forces gouvernementales durant la répression de la première tentative de putsch en 2002. L’accusation émane de la Fédération internationale des droits de l’homme (Fidh), siégeant à Dakar, au Sénégal.
Quelques mois plus tard, en mars 2003, Patassé fut déposé par l’ex-chef d’état-major François Bozizé, aidé par le Tchad; Bozizé a pris le pouvoir puis a été élu président en 2005. (apic/misna/vb)




