Le Grand conseil le confirme lors de la révision de la Constitution
Lucerne: Les entreprises devront continuer à payer des impôts ecclésiastiques
Lucerne, 15 septembre 2006 (Apic) Les entreprises devront continuer à payer des impôts ecclésiastiques dans le canton de Lucerne, a décidé jeudi à une large majorité le parlement cantonal dans le cadre des débats sur la révision de la Constitution lucernoise.
Les Eglises cantonales – catholique-romaine, évangélique réformée et catholique-chrétienne – qui demandaient la poursuite du système actuel, se réjouissent que le Grand conseil lucernois ait décidé de maintenir l’impôt ecclésiastique pour les personnes juridiques, contrairement à ce que réclamaient des députés du parti radical (FDP). Les Eglises s’attendent à ce que le parlement confirme sa décision en seconde lecture en janvier prochain.
Le parlement lucernois reconnaît ainsi l’importance des activités sociales et culturelles des Eglises cantonales, auxquelles appartiennent 80% de la population lucernoise, font-elles savoir vendredi dans un communiqué commun. Tout le monde profite de ces activités, notent-elles, et ces prestations sont portées solidairement par les entreprises grâce à l’impôt ecclésiastique. Elles participent ainsi à la stabilité des structures sociales comme partenaires fiables de l’Etat, ce qui sert aussi aux personnes morales, soulignent les Eglises.
A l’avenir, selon le voeu des parlementaires, les ressources provenant des impôts ecclésiastiques versés par les personnes morales devront être liées à des buts sociaux et culturels. Cette volonté inscrite dans le projet de Constitution garantira que l’argent des entreprises sera investi dans l’intérêt de la société toute entière, estiment les Eglises du canton de Lucerne.
Rappelons par exemple que la paroisse catholique de Lucerne consacre 18% de son budget à des tâches sociales, notamment dans le domaine de la jeunesse, des oeuvres sociales et caritatives, de l’aide au développement. Elle investit également dans le secteur de la formation et la culture sans parler du travail de ses bénévoles et de son rôle économique. Entre 2003 et 2005, par exemple, la paroisse catholique de Lucerne a investi dans les rénovations de ses bâtiments une somme de quelque 7,3 millions de francs. (apic/job/be)




