Angola: Appel à lutter contre la prolifération des sectes religieuses «douteuses»
L’Etat doit adopter des mesures sévères pour éviter le chaos
Luanda, 17 septembre 2006 (Apic) En Angola, l’Etat a été invité à adopter des mesures sévères pour éviter le chaos que représente la prolifération des sectes religieuses dans ce pays d’Afrique. Les participants à un symposium sur la culture nationale ont plaidé pour une lutte ferme contre les sectes religieuses «illégales» et à caractère «douteux» qui envahissent le pays.
A l’issue de trois jours de travaux, ils ont souligné la nécessité, pour le gouvernement, d’adopter des mesures sévères qui vont de pair avec la législation angolaise en vigueur, afin de mettre fin à la multiplication de ces groupements religieux «qui ne sont préoccupés que par le gain facile». Selon l’Agence de presse angolaise Angop, ils ont estimé que «l’Eglise ne doit pas être utilisée à des fins commerciales».
Le symposium, qui s’est déroulé la semaine dernière, a certes relevé que la Constitution angolaise reconnaît la liberté religieuse et permet à chaque citoyen de pratiquer la religion de son choix. Mais pas question de laisser la bride sur le cou à ces groupes.
Lisboa Santos, directeur de l’Institut des affaires religieuses (IAR), a reconnu que la situation religieuse actuelle du pays est «mauvaise», notamment en raison de ces trop nombreuses églises. Il a appelé leurs dirigeants à respecter la loi qui exige d’une secte un minimum de 10’000 fidèles pour être agréée.
Pour l’historien angolais Simao Souindoula, le développement des sectes religieuses à caractère douteux dans le pays, sans un contrôle rigoureux des autorités, «peut causer un chaos social en Angola». (apic/ibc/be)




