Lettre du pape aux autorités
Rome: Benoît XVI salue le 50e anniversaire de l’insurrection hongroise
Rome, 23 octobre 2006 (Apic) Le pape Benoît XVI a salué «le courage du peuple de Budapest» à l’occasion du 50e anniversaire de l’insurrection hongroise contre le régime soviétique.
Dans une lettre au président hongrois, Laszlo Solyom, signée le 7 octobre 2006 et rendue publique par le Bureau de presse du Saint-Siège, le 23 octobre, le pape souhaite que «la Hongrie puisse construire son avenir libre de toute oppression et de conditionnement idéologique». Le cardinal Angelo Sodano, doyen du collège cardinalice et ancien secrétaire d’Etat, représente le souverain pontife au cours des cérémonies commémoratives.
Dans sa lettre, Benoît XVI rappelle qu’à l’époque Pie XII (1939-1958) était intervenu à quatre reprises publiquement pour «demander à la communauté internationale le droit de la Hongrie à l’autodétermination, dans le cadre d’une identité nationale qui garantit la nécessaire liberté».
Le pape s’est aussi déclaré heureux de voir que le peuple hongrois, «malgré l’oppression subie au long des siècles, et en dernier lieu l’oppression soviétique et communiste, a toujours su pleinement évaluer les relations entre l’Etat et la citoyenneté, au-delà des idéologies». «Selon la vision chrétienne, qui a inspiré les populations qui ont donné vie à la nation hongroise, c’est la personne avec ses légitimes aspirations morales, éthiques, sociales qui ont précédé l’Etat.
La Hongrie et l’Europe
Benoît XVI a conclu en espérant que le 50e anniversaire de l’insurrection de Budapest «soit l’occasion d’une réflexion sur les idéaux et sur les valeurs morales, éthiques et spirituelles qui ont construit l’Europe, dont la Hongrie fait partie» et dont elle doit transmettre la civilisation fondée sur le «respect de la personne humaine».
Les célébrations du 50e anniversaire du soulèvement hongrois de 1956 ont commencé le 23 octobre 2006 devant le parlement de Budapest. La cérémonie, à laquelle prennent part une vingtaine de chefs d’Etats européens, dont le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, doit se poursuivre par l’adoption solennelle, par le Parlement, d’une «Déclaration de la liberté, 1956».
Cet anniversaire a été précédé par un mois de manifestations contre le premier ministre socialiste actuel, Ferenc Gyurcsany, qui a reconnu avoir menti au sujet de la situation économique du pays pour remporter les élections d’avril dernier. La Hongrie célèbre par une série de manifestations à travers le pays le 50e anniversaire de l’insurrection contre le régime soviétique. Elle avait débuté le 23 octobre 1956 par une manifestation étudiante et fut écrasée dans le sang le 4 novembre par les chars envoyés par Moscou. (apic/imedia/hy/pr)




