Après l’expérimentation nucléaire du 9 octobre
Corée du Nord: Insécurité alimentaire accrue
Pyongyang, 24 octobre 2006 (Apic) Les pays donateurs sont réticents à fournir des aides à la Corée du nord, après l’expérimentation nucléaire présumée et les sanctions internationales.
L’expérimentation nucléaire en Corée du nord le 9 octobre et les sanctions qui en ont découlé aggravent l’insécurité alimentaire et les souffrances de la population. Celle-ci a déjà beaucoup souffert à la suite des inondations désastreuses de l’été dernier. Telle est la dénonciation du rapporteur spécial sur la situation des Droits de l’homme dans la République populaire de Corée, le Thaïlandais Vitit Muntarbhorn. Ce dernier a souligné que la distribution des biens de première nécessité a déjà été drastiquement réduite cette année, laissant près de 2 millions de personnes sans la quantité minimale de calories journalières (2360).
Le rapporteur a lancé un appel à la communauté internationale en l’exhortant à garantir «sans conditions» l’accès aux biens de première nécessité, surtout aux femmes et aux enfants. Le rapporteur a ensuite critiqué le régime de Pyongyang pour les «énormes gaspillages» de ressources investies dans le programme nucléaire, qui «auraient été mieux utilisées pour garantir la sécurité alimentaire». Le rapporteur a aussi fait allusion au non respect des droits à la liberté de mouvement, des droits politiques à la non liberté d’association et de religion. Dès le lendemain du test nucléaire du 9 octobre dernier, Jaap Timmer, chef de la délégation de la Fédération internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge à Pyongyang, avait invité la communauté internationale à ne pas bloquer les aides humanitaires, et à ne pas faire payer aux nord-Coréens le prix du bras de fer international avec Pyongyang. (apic/misna/vb)




