Détruits par les bombardements israéliens durant l’été
Liban: Appel urgent à la solidarité en faveur des médias catholiques audiovisuels libanais
Bruxelles/Beyrouth, 31 octobre 2006 (Apic) La guerre menée au Liban par Israël cet été – officiellement contre le hezbollah! -, a causé non seulement la mort de plus de 1200 civils et fait des milliers de blessés, mais a également détruit une bonne partie des infrastructures du pays, du nord au sud et de la frontière syrienne à la Méditerranée. Les bombardements israéliens ont également visé sciemment les médias catholiques audiovisuels libanais.
Ainsi la plupart des émetteurs catholiques de Télé Lumière et de Radio Voix de la Charité ont été détruits, rendant ces stations muettes sur une grande partie du territoire libanais. Une délégation de SIGNIS – l’Association catholique mondiale pour la communication comptant des membres dans 140 pays – s’est rendue au Liban du 26 au 30 octobre pour témoigner de la solidarité des professionnels catholiques de l’audiovisuel dans le monde.
La délégation de SIGNIS (Cf. www.signis.net) a aussi pu évaluer les dégâts et les besoins urgents en vue de la reconstruction. Dans un communiqué publié le 31 octobre, elle rappelle que l’aide de tous est indispensable et urgente pour reconstruire ce qui a été détruit. La délégation était notamment composée de Mgr Jean-Michel Di Falco, évêque de Gap et président du Conseil épiscopal européen pour les médias, et du journaliste suisse Marc Aellen, secrétaire général de SIGNIS.
Des dégâts énormes
Les dégâts subis par les deux médias catholiques sont énormes: antennes de plus de 100 mètres de haut littéralement broyées par des missiles, bâtiments techniques pulvérisés, équipement parti en fumée… Tant la TV que la radio ne parviennent aujourd’hui à émettre que par satellite.
La transmission par voie hertzienne n’est à nouveau possible que dans certaines régions, là où des émetteurs de fortune ont pu être mis sur pied ou grâce à des antennes encore debout. Or, c’est dans les régions reculées et qui ne reçoivent plus les émissions par voie hertzienne que vivent les chrétiens les plus pauvres, note la délégation. «Ceux-ci se sentent très isolés, coupés de tout».
Des millions de dollars de dommages
Pour Télé Lumière, les dégâts s’élèvent à 4 millions de dollars. La délégation a pu constater de visu l’étendue des dommages. Or sur place, les donateurs de la chaîne catholique – qui apportent un soutien sans faille à ce média – ne seront jamais en mesure de subvenir à ces besoins, note SIGNIS. Quant à Radio Voix de la Charité, elle a subi en 18 mois deux coups qui pourraient lui être fatals, sans aide extérieure: le 6 mai 2005, un attentat à la bombe a littéralement soufflé ses locaux.
Des locaux provisoires ont été érigés récemment, mais la reconstruction du bâtiment principal n’a pas encore commencé. Rien que l’équipement technique détruit se monte à 1,8 million de dollars. Quant aux dégâts causés par la guerre de cet été (antennes de transmission et équipements techniques), ils se montent à 340’000 dollars. SIGNIS lance donc un appel pressant à la solidarité de tous les professionnels catholiques de l’audiovisuel, ainsi qu’aux chaînes de TV et de radio. (apic/signis/com/be)




