Irak: Le cardinal Martino déplore la condamnation à mort de Saddam Hussein

La politique du «oeil pour oeil, dent pour dent»

Rome, 6 novembre 2006 (Apic) Le cardinal Renato Raffaele Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, a déploré dimanche la condamnation à mort de Saddam Hussein, l’ancien dictateur irakien. Selon lui, le verdict signifie que l’Irak en est «encore au stade du ’oeil pour oeil, dent pour dent’».

«La peine capitale n’est pas une mort naturelle. Dieu nous a donné la vie et lui seul peut la retirer. La vie est un don que nous a fait le Seigneur et nous devons la protéger de la conception jusqu’à la mort naturelle», a-t-il déclaré.

Le cardinal italien a aussi regretté que le procès de Saddam Hussein n’ait pas été confié à la Cour pénale internationale. Dans ce cas, «il n’aurait pas été condamné à la peine capitale», cette condamnation n’étant pas prévue dans la législation internationale. «L’Irak fait partie de ces pays qui n’ont pas encore fait le choix civilisé d’abolir la peine de mort. Aujourd’hui, la société moderne dispose de tous les moyens pour rendre inoffensif celui qui a commis un crime, sans recourir à la peine capitale», a regretté le cardinal.

Pour sa part, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Tarcisio Bertone, n’a pas souhaité faire de commentaire sur la condamnation à mort par pendaison de l’ancien président irakien et deux de ses coaccusés pour leur responsabilité dans le massacre de 148 chiites à Doujaïl, dans les années 1980.

En juin dernier, le cardinal Paul Poupard, président des Conseils pontificaux pour la culture et pour le dialogue interreligieux, avait déjà demandé que l’ancien dictateur irakien ne soit pas condamné à mort. (apic/imedia/hy/pr)

6 novembre 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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