Satisfaction d’Alliance Sud
Berne: Les Suisses ont accepté le milliard de cohésion destiné aux pays de l’Est
Berne, 26 novembre 2006 (Apic) C’est à 53% que les Suisses ont accepté par votation, le 26 novembre, le «milliard de cohésion» destiné aux pays de l’Est. La population a également dit un net «oui» (à 68%) à une harmonisation des allocations familiales entre les cantons.
Le «milliard de cohésion» était soutenu autant par les Eglises que la plupart de oeuvres d’entraide et des partis politiques. Cette loi présente deux aspects. Il s’agit d’une part de poursuivre dans la voie de l’aide à ces pays telle que la Suisse la pratique depuis la chute du mur de Berlin et de l’autre, de contribuer pour un milliard de francs au fonds de cohésion de l’Union européenne (UE) en faveur de ses dix nouveaux pays membres. Ce montant est également «une contribution à la paix, à la justice et à la stabilité en Europe», avait affirmé «Justice Paix», une commission des évêques suisses.
Le Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) avait également soutenu la loi sur la coopération avec les Etats d’Europe de l’Est. Pour lui, cette contribution d’un milliard constitue «un investissement dans la stabilité et la solidarité».
Alliance Sud salue le résultat de la votation
Le collectif d’oeuvres d’entraide Alliance Sud est satisfait de l’acceptation de la loi sur la coopération avec l’Europe de l’Est. «Cela donne ainsi une base légale à la coopération suisse au développement avec les pays pauvres des Balkans et de l’Asie centrale. En même temps, la Suisse peut, avec la contribution de cohésion, participer à l’amélioration des conditions de vie des populations dans les nouveaux Etats membres de l’Union européenne», soutient-il dans un communiqué diffusé le 26 novembre.
Alliance Sud affirme attendre maintenant des partis gouvernementaux, qui se sont engagés pour la contribution de cohésion, «qu’ils tiennent leur promesse et veillent, au Parlement, à ce que le financement ne se fasse pas sur le dos de l’aide au développement».
Les oeuvres d’entraide s’étaient opposées à la décision initiale du Conseil fédéral de compenser entièrement le milliard pour la cohésion dans les budgets de la coopération au développement. Le Parlement, avec la motion Leuthard, a obligé le Conseil fédéral à trouver un mode de financement qui ne touche pas à l’aide au développement. Ce quoi a permis à Alliance Sud (communauté de travail Swissaid, Action de Carême, Pain pour le prochain, Helvetas, Caritas, Eper) de recommander le oui à la contribution de cohésion.
Les enfants, un facteur d’appauvrissement
La nouvelle loi sur les allocations familiales, nettement acceptée par les Suisses, prévoit de fixer des allocations minimales de 200 francs par enfant de moins de 16 ans et de 250 francs par enfant en formation, jusqu’à l’âge de 25 ans. «Justice et Paix» avait également recommandé son acceptation, soulignant qu’il s’agit là «d’une forme de reconnaissance et de solidarité de notre société à l’endroit du travail éducatif et des charges liées à la formation, tout particulièrement dans un contexte où les enfants sont, de plus en plus, un facteur d’appauvrissement». (apic/com/bb)




