Cessez les viols au Darfour!
Darfour: Viols comme arme de guerre -Des personnalités du monde entier s’indignent
Londres, 11 décembre 2006 (Apic) Des personnalités internationales féminines comme l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright ou la Française Edith Cresson, parmi des signatures venant de 40 pays du monde, ont signé un Appel pour que cessent les viols au Darfour.
«Des soldats internationaux de maintien de la paix doivent être envoyés là-bas pour protéger les femmes», disent les signataires d’un Appel international pour que cessent les viols au Darfour. L’Appel a été publié dans les grands journaux du monde entier. Son texte s’alarme de ce que le viol est utilisé quotidiennement comme arme de guerre au Darfour.
Parmi les signataires, l’ancienne Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme Mary Robinson, l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright ou l’ancienne Premier ministre française Edith Cresson, la femme politique Palestinienne Hanan Ashrawi, la femme de Nelson Mandela Graca Machel, des membres du Parlement européen, l’ancienne responsable du Fond des Nations Unies pour l’enfance, Carol Bellamy et tant d’autres.
«Les femmes et les jeunes filles vivent dans la constante peur d’une attaque. Le gouvernement soudanais est accusé d’être «sans réelle volonté de faire quelque chose ou même incapable de protéger sa propre population civile».
33 ans de guerre caractérisés par les viols envers les femmes
La communauté internationale est appelée à agir afin de protéger ces civils. Le correspondant de la BBC Jonah Fisher à Khartoum affirme que ces 33 ans de guerre au Darfour ont été caractérisés par les viols et la violence contre les femmes, principalement de la part des milices pro gouvernementales arabes, les milices Janjaweed. Il affirme en outre que les protestations venant du monde entier n’auront pas d’impact direct sur le gouvernement soudanais. Ce dernier s’en tient au mensonge d’Etat, à savoir que cette guerre de 33 ans est une invention de l’Occident et que seules 9’000 personnes sont mortes. Le gouvernement dénie aussi la véracité des rapports qui ont fait état de viols généralisés, en arguant du fait que les gens du Darfour étant musulmans sont de ce fait incapables de viols.
En réalité selon les observateurs internationaux, au moins 200’000 personnes sont mortes au Darfour et environ 2 millions – surtout des Africains dont les villages ont été attaqués par les milices arabes Janjaweed – ont fui leurs villages. Sur place 7’000 soldats africains du maintien de la paix se sont battus pour protéger les civils en l’absence d’un important contingent de l’ONU qui fait cruellement défaut notent encore les signataires. (apic/bbcnews/vb)




