L’écologie de la paix

Rome: Thème innovateur du message du pape pour la Journée mondiale de la paix

Rome, 12 décembre 2006 (Apic) Benoît XVI, dans son Message pour la Journée mondiale de la paix, développe un concept nouveau et innovateur, «l’écologie de la paix». C’est le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, qui l’a souligné le 12 décembre 2006, au cours d’une conférence de présentation du traditionnel message pontifical pour le 1er janvier.

Dans le message papal, la vérité de la personne humaine est mise en relation avec le concept nouveau et innovateur d’écologie de la paix, a ainsi souligné le cardinal italien. Il a relevé que la recherche d’énergies alternatives doit préoccuper le monde. «Les sources d’énergie ne sont pas éternelles et il faut trouver des énergies propres», a-t-il lancé.

En plus de l’écologie de la nature, il y a donc une écologie qui pourrait être appelée «humaine», qui requiert parfois une «écologie sociale», a-t-il poursuivi. «Et cela implique pour l’humanité, si la paix lui tient à coeur, d’avoir toujours plus présents à l’esprit les liens qui existent entre l’écologie naturelle, à savoir le respect de la nature, et l’écologie humaine», écrit le pape dans son message.

Benoît XVI établit ainsi un lien indissoluble qui apparaît toujours plus clairement entre la paix avec la création et la paix entre les hommes. «La destruction de l’environnement, son usage impropre ou égoïste et la mainmise violente sur les ressources de la terre engendrent des déchirures, des conflits et des guerres, justement parce qu’ils sont le fruit d’une conception inhumaine du développement. En effet, un développement qui se limiterait à l’aspect technique et économique, négligeant la dimension morale et religieuse, ne serait pas un développement humain intégral et finirait, parce qu’il est unilatéral, par encourager la capacité destructrice de l’homme», a encore expliqué Benoît XVI.

Le pape n’est pas devenu soudain un écologiste

Le thème de la défense de l’environnement est de plus en plus souvent abordé par Benoît XVI. Lors de la prière de l’angélus du 27 août 2006, Benoît XVI avait mis en garde contre les conséquences de la dégradation de l’environnement qui «rend particulièrement insoutenable l’existence des pauvres de la Terre». Le monde est exposé à une série de risques dus à des choix et des styles de vie qui peuvent le dégrader, avait alors déploré le pape, en appelant les chrétiens à s’engager à prendre soin de la Création, sans en dilapider les ressources et en les partageant de manière solidaire.

Benoît XVI n’est pas un pape qui «s’improvise écologiste», avait écrit Gaetano Vallini dans L’Osservatore Romano, le 30 août 2006. «Le pape n’est pas tout à coup devenu écologiste, comme ont pu le titrer certains journaux, mais c’est un pasteur conscient que parmi les tâches de son ministère, il y a aussi celui de rappeler les croyants au devoir de la sauvegarde du créé, don de Dieu».

Les risques liés à la détérioration de l’environnement sont «un axe du mal qui représente réellement une menace globale, plus que le terrorisme, plus que les Etats voyous qui le soutiennent», avait ainsi estimé l’éditorialiste du quotidien du Saint-Siège, en espérant que la consigne du Souverain pontife «dépasse les frontières de la religion» afin que l’humanité prenne véritablement conscience que «notre planète est sérieusement en danger». (apic/imedia/hy/be)

12 décembre 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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