Officiellement établies
Rome: Relations diplomatiques Saint-Siège et République du Monténégro
Rome, 17 décembre 2006 (Apic) Le Saint-Siège et la République du Monténégro ont décidé «d’un commun accord, d’établir entre eux des relations diplomatiques officielles. Et cela, au niveau de la nonciature apostolique de la part du Saint-Siège et de l’ambassade, de la part de la République du Monténégro.
Souhaitant «promouvoir des rapports d’amitié mutuelle», le Saint-Siège et la République du Monténégro ont établi des relations diplomatiques, peut-on lire ainsi dans le communiqué du Bureau de presse du 16 décembre. La République Monténégro avait en effet proclamé son indépendance, le 3 juin dernier, suite au référendum dissolvant l’Union de Serbie et du Monténégro. Le Saint-Siège avait alors reconnu officiellement la République, le 16 juin dernier. Le nombre d’Etats accrédités auprès du Saint-Siège s’élève désormais au nombre de 175.
Rappelant l’histoire du Monténégro, où l’Evangile fut prêché dès le premier siècle, le Saint-Siège a souligné qu’une Convention avait été souscrite entre la Principauté et le Saint-Siège, le 18 août 1886. L’Eglise catholique recevait alors «une reconnaissance officielle» et l’archevêque catholique d’Antivari devenait membre de l’Assemblée nationale. Sous Léon XIII, le Monténégro fut le premier pays à majorité orthodoxe à signer un concordat avec le Saint Siège. C’est ensuite sur ce modèle qu’ont été signés d’autres concordats avec des pays orthodoxes.
En 1905, le pays avait sa première Constitution et l’on procédait à l’élection par suffrage populaire de l’Assemblée nationale. En 1910, Niccolo Petrovic était couronné roi. Durant la guerre des Balkans (1912-1913), le Monténégro a fait partie de la Ligue balkanique avec la Serbie, la Grèce et la Bulgarie, réussissant à soustraire la péninsule balkanique à la domination turque.
Intégré dans la Yougoslavie en 1918
Emporté dans la tourmente de la Première guerre mondiale, le Monténégro a été incorporé en 1918 au Règne des Serbes, des Croates et des Slovènes, et de ce qui deviendra la Yougoslavie, en 1929. Suite à la victoire des partisans communistes yougoslaves, à la fin de la Seconde guerre mondiale, la monarchie a été abolie et le Monténégro est devenu l’une des six Républiques constitutives de la République fédérale de Yougoslavie, gouvernée par le maréchal Tito jusqu’en 1980, date de sa mort.
Puis dans l’Union de Serbie et du Monténégro
Dans le processus de désintégration de la Yougoslavie (1991-1995), le Monténégro est resté uni à la Serbie. En 2003, il a adhéré à l’Union de Serbie et du Monténégro, qui a succédé à la République fédérale de Yougoslavie. Mais cette union a été dissoute par la Déclaration de séparation de la part du Parlement monténégrin, le 3 juin 2006, suite au référendum national du 21 mai de la même année.
.Et à nouveau indépendant
Après 88 ans, le Monténégro fait à nouveau partie, de façon légale et pacifique, de la communauté internationale en tant qu’Etat indépendant et souverain, peut-on lire dans le communiqué du Saint-Siège. C’est pourquoi, le Saint-Siège a reconnu officiellement la République du Monténégro, le 19 juin dernier.
Actuellement, il y a deux circonscriptions ecclésiastiques catholiques dans le pays : l’archidiocèse d’Antivari (Bar), sujet immédiat du Saint-Siège, qui compte environ 11 500 catholiques, en majorité des Albanais, 19 paroisses, 12 prêtres et 34 religieux, et le diocèse de Cattaro (Kotor), soumis à Spalato (Split), qui compte environ 10 000 catholiques, surtout croates, 23 paroisses, 15 prêtres et 31 religieux. Les deux titulaires sont membres de la Conférence épiscopale internationale des Saints Cyrille et Méthode. Orthodoxes, catholiques et musulmans cohabitent dans le pays. (apic/imedia/ar/vb)




