La CSIAS fait des propositions pour y remédier

Suisse: La pauvreté atteint de plein fouet les jeunes, dans un monde pourtant prospère

Berne, 3 janvier 2007 (Apic) Rater son entrée dans le monde du travail peut faire basculer des jeunes vers la pauvreté. La Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS) a lancé mercredi à Berne des pistes pour lutter contre le manque de formation et le chômage des 16-25 ans.

Il ne s’agit pas de créer de nouvelles institutions, mais plutôt de mieux coordonner les actions de celles qui existent pour atteindre le même but, a relevé Walter Schmid, cité par l’ATS. Deux ans de formation obligatoire jusqu’à 18 ans devraient suivre la fin de l’école à 16 ans. Cette mesure est la plus significative parmi celles proposées par la CSIAS. A l’heure actuelle, de nombreux jeunes gens de âgés de 16 ans ont déjà disparu des statistiques.

Offrir un emploi non qualifié à un jeune au détriment d’une formation n’est pas une alternative, estime Walter Schmid. Selon lui, investir dans la formation d’un jeune «va lui permettre d’assurer son avenir et pour l’Etat, de le voir quitter les rangs des assistés».

La Confédération devrait suppléer au manque de places d’apprentissage, préconise également la CSIAS. Il s’agirait aussi de créer des incitations à l’intention des employeurs pour qu’ils embauchent des jeunes moins performants. La CSIAS pense également que les jeunes particulièrement faibles devraient avoir la possibilité de suivre une formation pendant deux à trois ans qui les remettrait à niveau.

Alors que l’économie est en plein essor, un jeune sur quinze environ a besoin de l’aide sociale dans les villes et les agglomérations. Après les enfants (4,4%), les 18-25 ans sont le groupe d’âge qui recourt le plus souvent à l’aide sociale (3,9%). La moyenne pour les autres couches de la population est de 3 %. (apic/ag/pr)

3 janvier 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!