Elle veut améliorer son insertion dans la société
Lausanne: La Fédération évangélique vaudoise demande à être reconnue d’intérêt public
Lausanne, 10 janvier 2007 (Apic) La Fédération évangélique vaudoise demande à être reconnue d’intérêt public. Elle va entreprendre cette démarche auprès du Conseil d’Etat du canton de Vaud. Cette annonce fait suite à l’adoption mardi 9 janvier par le Grand Conseil vaudois de nouvelles lois ecclésiastiques offrant un statut aux communautés religieuses non encore reconnues.
L’adoption par le Grand Conseil vaudois le 9 janvier de nouvelles lois sur les relations Etat-Eglises suscite l’intérêt des évangéliques vaudois. Par l’entremise de leur organisation faîtière, la Fédération évangélique vaudoise (FEV), ils annoncent qu’ils vont déposer une demande de reconnaissance dès le délai référendaire échu. C’est l’occasion pour cette minorité protestante d’envisager de nouvelles relations avec l’Etat, affirme la FEV dans un communiqué.
La FEV a salué l’adoption mardi par le Grand Conseil des nouvelles lois sur les relations entre l’Etat et les Eglises ou communautés religieuses. Elle a aussi accueilli avec reconnaissance la cinquième loi de ce projet qui propose aux «autres communautés religieuses» de bénéficier d’une reconnaissance d’intérêt public. La FEV souhaite bénéficier de ce statut.
Une démarche avant-gardiste pour la Suisse
«La démarche de l’Etat de Vaud est intéressante et avant-gardiste pour la Suisse, a jugé Stéphane Bossel, le président de la FEV. Elle tombe bien pour la plus grande partie des évangéliques vaudois qui souhaitent utiliser cette possibilité pour s’intégrer davantage dans la société».
La FEV va déposer prochainement sa demande de reconnaissance. Elle est convaincue de remplir les conditions énoncées dans la loi comme la reconnaissance de l’ordre juridique helvétique, la gestion démocratique interne, la transparence financière ou la participation au dialogue oecuménique et interreligieux. «Une fois reconnue, ajoute Stéphane Bossel, la FEV envisage très favorablement de remplir certaines missions au service de tous dans des domaines comme les aumôneries en hôpitaux ou dans les prisons, l’enseignement religieux ou l’aide sociale».
Une histoire de bientôt 2 siècles
La FEV regroupe les principales unions d’Eglises évangéliques du canton de Vaud: l’Armée du salut, l’Eglise évangélique apostolique, les Eglises évangéliques de Réveil, les Eglises évangéliques de la Fraternité chrétienne et la Fédération romande d’Eglises évangéliques (FREE). Ces diverses unions d’Eglises comptent plus de 50 communautés locales implantées dans tout le canton, soit environ 5’000 personnes.
Du point de vue historique, les Eglises évangéliques ont bientôt 2 siècles d’histoire dans le canton de Vaud. La première Eglise évangélique a vu le jour à Vevey en 1824. Elle a été fondée par Charles Rochat, un pasteur consacré dans l’Eglise réformée et influencé par le Réveil de Genève. Ce mouvement de renouveau au sein du protestantisme a marqué la Suisse du début du XIXe siècle, en cherchant à promouvoir une foi chrétienne vivante, alimentée par des convictions comme la divinité de Jésus-Christ et l’importance de l’oeuvre de l’Esprit Saint dans le coeur des croyants. Henri Dunant, le fondateur de la Croix-Rouge, est l’une des personnalités marquantes de ce mouvement de renouveau.
La FEV en deux mots
La Fédération évangélique vaudoise a été fondée en 2003. Elle a pour mission de coordonner certaines activités communes. Notamment un travail d’aumônerie qui s’effectue déjà en partenariat avec les Eglises réformée et catholique dans des hôpitaux vaudois comme le CHUV ou le Resho à Orbe et à St-Loup. Deux postes d’aumônières sont ainsi financés de manière importante par la FEV. La FEV a également été fondée pour promouvoir la visibilité des évangéliques auprès de l’Etat. (apic/com/be)




