L’absence de femmes a fait débat dès le début
Berne: Le Conseil suisse des religions veut s’adjoindre des expertes permanentes
Berne, 2 février 2007 (Apic) Le Conseil suisse des religions (SCR), fondé le 15 mai dernier, n’est dirigé que par des hommes. Il peine à s’adjoindre des femmes, bien qu’il ait proposé aux Eglises et aux communautés religieuses l’intégration d’expertes permanentes.
Le Conseil suisse des religions, depuis sa fondation, ne se compose que d’hommes sous prétexte qu’il n’y a pas pour l’instant de présidence occupée par une femme dans les Eglises et communautés religieuses participantes. Une procédure de consultation a démontré que l’option d’une participation féminine proposée par le SCR était diversement appréciée par les Eglises et communautés religieuses.
«A l’issue d’une réflexion approfondie», les membres du SCR se sont prononcés en faveur d’un élargissement de cette instance en faisant appel à des expertes permanentes. Ce compromis doit maintenant être approuvé par les directions des Eglises et communautés religieuses membres du SCR.
Le Conseil suisse des religions est pour le moment dirigé par des membres qui sont tous masculins: le pasteur Thomas Wipf, président du Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), préside également le SCR, tandis que l’évêque de Bâle Mgr Kurt Koch, responsable du dialogue oecuménique au sein de la Conférence des évêques suisses (CES), en est le vice-président. En font également partie Mgr Fritz-René Müller, évêque de l’Eglise catholique-chrétienne de Suisse, le professeur Alfred Donath, président de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI), Farhad Afshar, président de la Coordination des organisations islamiques en Suisse (COIS), et Hisham Maizar, président de la Fédération des organisations islamiques faîtières de Suisse (FOIS).
L’objectif du SCR est d’établir la confiance entre les communautés et de contribuer à la paix religieuse. Ses responsables se sont finalement mis d’accord sur un compromis qui devrait corriger la dominante masculine du Conseil. Parmi cinq propositions, ils se sont entendus sur l’idée d’un élargissement à des expertes qui auront le statut de membres permanents. L’an dernier, les réactions du public à la création du Conseil suisse des religions ont été largement positives.
Quelques organisations avaient toutefois regretté que le Conseil se compose exclusivement d’hommes, ce qui a poussé le SCR à proposer un compromis. Mais le mandat et la composition du SCR ont été décidés par les organes dirigeants des Eglises et communautés religieuses participantes. C’est pourquoi les membres du SCR ne peuvent décider par eux-mêmes un élargissement du Conseil. (apic/feps/com/be)




