Mgr Lustiger reçu au titre de membre de l’Institut de France
Rome Benoît XVI en appelle au respect de l’homme
Rome, 11 février 2007 (Apic) Benoît XVI a invité autorités et citoyens à centrer leur réflexion sur «le respect de tout être humain». Le pape s’adressait aux membres d’une délégation de l’Académie des sciences morales et politiques de Paris, qui fait partie de l’Institut de France, reçus en audience au Vatican dans la matinée du 10 février.
Le pape a invité les autorités et les citoyens à centrer leur réflexion sur «le respect de tout être humain et la recherche du bien commun». Il s’adressait à une délégation de l’Académie des sciences morales et politiques de Paris. Le pape a saisi l’occasion pour mettre en garde contre le «développement du subjectivisme» qui pousse chacun «à se prendre comme seule référence et à considérer que ce qu’il pense a le caractère de la vérité». Les valeurs fondamentales ne peuvent être bafouées sans mettre en danger l’homme et la société elle-même», a-t-il souligné.
Par ailleurs, le pape a invité les autorités civiles et les personnes qui ont une fonction dans la transmission des valeurs à avoir toujours le courage de dire la vérité. «Il est nécessaire, dans la vie personnelle comme dans la vie publique, d’avoir le courage de dire la vérité et de la suivre, d’être libre par rapport au monde ambiant qui a souvent tendance à imposer ses façons de voir et les comportements à adopter», a-t-il précisé.
«Ne pas se contenter de toutes les modes qui se présentent.»
Il a aussi rappelé aux jeunes que «le véritable épanouissement n’est pas à n’importe quel prix» et il les a invités à «ne pas se contenter de suivre toutes les modes qui se présentent».Parlant de «chaînes extérieures», Benoît XVI a cité «le relativisme, la recherche du pouvoir et du profit à tout prix, la drogue, les relations affectives désordonnées, la confusion au niveau du mariage. Il a encore cité la «non-reconnaissance de l’être humain dans toutes les étapes de son existence, de sa conception à sa fin naturelle».
Andrei Sakharov, un modèle de liberté intérieure
Le souverain pontife a également salué «la figure d’Andrei Dimitrijevitch Sakharov» (1921-1989). Il a présenté le savant russe et prix Nobel de la paix comme un exemple d’homme dont la «liberté intérieure», sous la période communiste, l’autorisait «à prendre la parole pour défendre avec fermeté ses compatriotes, au nom du bien commun». Le cardinal Joseph Ratzinger avait été élu lui-même associé étranger à l’Académie des sciences morales et politiques de Paris, le 13 janvier 1992, suite au fauteuil laissé vacant par le décès d’Andreï Sakharov.
Créée au 18e siècle, cette académie a pour mission de favoriser et d’accompagner le développement des sciences humaines. Dans la matinée du 10 février 2007, le pape avait également reçu en audience le cardinal français Jean-Marie Lustiger, ancien archevêque de Paris et membre de l’Institut de France (qui regroupe cinq académies :l’Académie française, l’Académie des inscriptions et Belles-lettres, l’Académie des sciences, l’Académie des beaux-arts, l’Académie des sciences morales et politiques). Le cardinal français Jean-Marie Lustiger est membre de l’Académie française. (apic/imedia/ms/vb)




