Il succède au cardinal Herranz
Mgr Coccopalmerio nommé président du Conseil pour l’interprétation des textes législatifs
Rome, 15 février 2007 (Apic) Mgr Francesco Coccopalmerio, évêque auxiliaire de Milan (Italie), a été nommé président du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs par Benoît XVI, le 15 février 2007. Il succède au cardinal Julian Herranz, qui fêtera prochainement ses 77 ans.
Le pape a également nommé, le même jour, respectivement comme vice-président et secrétaire de ce dicastère, Mgr Bruno Bertagna, jusqu’ici secrétaire du Conseil, et Mgr Juan Ignacio Arrieta Ochoa de Chinchetru, un prélat de l’Opus Dei.
Agé de 69 ans, Francesco Coccopalmerio est né le 6 mars 1938 à San Giuliano Milanese, dans l’archidiocèse de Milan. Formé au séminaire diocésain, il a été ordonné prêtre le 28 juin 1962. En 1968, il a obtenu un doctorat en droit canon à l’Université pontificale de la Grégorienne et a été diplômé de théologie morale à l’Université Alphonsianum. En 1976, il a aussi obtenu un doctorat en droit à l’Université catholique de Milan.
Nommé évêque auxiliaire de Milan le 8 avril 1993, il a été ordonné évêque le 22 mai suivant. Il est actuellement membre du Conseil pour les Affaires économiques, membre de la Conférence épiscopale lombarde et, depuis août 2000, membre du Tribunal suprême de la signature apostolique.
Mgr Coccopalmerio succède au cardinal Julian Herranz à la tête du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs. Né le 31 mars 1930 à Cordoue, Julian Herranz a été ordonné prêtre au sein de l’Opus Dei le 7 août 1955. Il était président de ce dicastère depuis 1994. Il a été créé cardinal le 21 octobre 2003.
La dernière nomination importante décidée par Benoît XVI au Vatican a été celle du cardinal brésilien Claudio Hummes, archevêque de Sao Paulo, à la tête de la Congrégation pour le clergé, le 31 octobre 2006.
Plusieurs chefs de dicastère âgés de plus de 75 ans, l’âge de la retraite canonique, pourraient être bientôt remplacés. Parmi eux, figurent le cardinal syrien Ignace Moussa Ier Daoud, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, le cardinal Sergio Sebastiani, président de la Préfecture des affaires économiques du Saint-Siège, ou encore le cardinal français Paul Poupard, président du Conseil pontifical pour la culture et du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.
Un changement est également attendu: celui du Substitut de la Secrétairerie d’Etat. Mgr Leonardo Sandri, nommé à ce poste par Jean Paul II en septembre 2000.
Historique du Conseil
C’est avec le Motu Proprio Cum iuris canonici que le pape Benoît XV (1914-1922) a institué la Commission pontificale pour l’interprétation authentique du Code de Droit canon, le 15 septembre 1917. Elle peut être considérée comme l’ancêtre du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs. Jean XXIII (1958-1963) la remplaça par la Commission pontificale pour la révision du Code de droit canon, le 28 mars 1963. Elle avait pour but de préparer la réforme du Code de Benoît XV à la lumière des décrets du Concile Vatican II.
Paul VI (1963-1978) institua aussi, le 11 juillet 1967, la Commission pontificale pour l’interprétation des décrets du Concile Vatican II. Sa compétence fut rapidement étendue à l’interprétation des documents émanant du Saint-Siège pour l’exécution des décrets conciliaires.
En janvier 1984, Jean Paul II (1978-2005) institua la Commission pontificale pour l’interprétation authentique du Code de Droit canon, avec le Motu Proprio Recognito iuris canonici. Sa tache était d’interpréter les canons du nouveau Code de 1983 et les lois universelles de l’Eglise latine. Avec son institution, les autres commissions disparurent.
Avec la Constitution apostolique Pastor Bonus, du 28 juin 1988, la Commission pontificale pour l’interprétation authentique du Code de Droit canon a finalement été transformée en Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs.
Selon les articles 154 à 158 de Pastor Bonus, la charge de ce dicastère consiste avant tout à l’interprétation des lois de l’Eglise. Mais il lui revient aussi de faire connaître l’interprétation authentique, confirmée par l’autorité pontificale, des lois universelles de l’Eglise, après avoir entendu, dans les affaires les plus importantes, les dicastères compétents sur la matière soumise à examen.
Le Conseil est par ailleurs à la disposition des autres dicastères romains pour les aider, afin que les décrets généraux exécutoires et les instructions qu’ils doivent émettre soient conformes aux normes du droit en vigueur et soient rédigés dans la forme juridique requise. Au dicastère, doivent être aussi soumis pour reconnaissance, de la part du dicastère compétent, les décrets généraux des assemblées d’évêques, afin qu’ils soient examinés sous l’aspect juridique. Enfin, à la demande des intéressés, le Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs décide si les lois particulières et les décrets généraux, émanant des législateurs au-dessous de l’autorité suprême, sont conformes aux lois universelles de l’Eglise. (apic/imedia/ar/pr)




