Pour le retour de la confiance entre le clergé et le peuple polonais
Rome: Benoît XVI lance un appel au respect des droits de l’homme en Guinée
Rome, 18 février 2007 (Apic) Benoît XVI a lancé un appel, le 18 février 2007, pour le respect des droits humains et civils et la reprise du dialogue en Guinée, où des manifestations violentes contre le chef de l’Etat ont causé la mort de nombreuses personnes.
Lors de la prière de l’angélus, devant quelques milliers de personnes rassemblées place Saint-Pierre, le pape a aussi souhaité le retour de la confiance réciproque entre le clergé et le peuple polonais après les révélations concernant la collaboration de certains prêtres avec la police secrète, durant le régime communiste.
Depuis la fenêtre de ses appartements, place Saint-Pierre, Benoît XVI a souhaité exprimer sa «proximité spirituelle» avec la Guinée, «un pays africain qui vit des moments de difficulté particulière». «Les évêques de ce pays m’ont exprimé leur appréhension concernant la situation de paralysie sociale, avec des grèves générales et des réactions violentes, qui ont causé de nombreuses victimes», a confié le pape. Il a alors demandé que les droits humains et civils soient respectés, assurant de sa prière pour que l’engagement commun à suivre la voie du dialogue permettre de dépasser la crise.
La Guinée est marquée depuis le 9 février dernier par de violentes manifestations, ayant entraîné la mort de plus d’une centaine de personnes, alors que les dirigeants de l’opposition et les syndicats accusent le président Lansana Conté de ne pas respecter un accord de partage du pouvoir, et demandent sa démission. Le chef de l’Etat a décrété la loi martiale le 12 février. L’instauration de l’état de siège a provoqué la réprobation internationale et l’envoi à Conakry, le 17 février, d’une mission exploratoire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
La Pologne secouée par la révélation sur la «collaboration» de membres du clergé
Benoît XVI a aussi salué l’initiative des évêques polonais qui consacreront le premier jour du Carême, le 21 février prochain, à une journée de prière et de pénitence de tout le clergé, suite aux remous suscités par les révélations sur la collaboration de certains d’entre eux avec la police secrète, durant le régime communiste. Le pape a souhaité que «la prière pour la sainteté des prêtres comble tous les fidèles de l’esprit de pardon, de réconciliation et de confiance réciproque».
Au cours de la prière de l’angélus, le pape a également commenté le passage évangélique du jour dans lequel le Christ invite à aimer ses ennemis, «une des paroles les plus typiques et les plus fortes de la prédication de Jésus». Selon Benoît XVI, cette invitation est réaliste, car elle tient compte du fait qu’il y a trop de violence, trop d’injustice dans le monde, et que l’on ne peut dépasser cette situation qu’en y opposant un «plus» d’amour, un «plus» de bonté. Le souverain pontifie a invité les fidèles à se «tourner vers le Seigneur pour l’aimer toujours davantage et pour aimer (leurs) frères (.), pour aimer même les personnes qui (leur) font du mal».
L’amour de l’ennemi
La non-violence chrétienne consiste dans «la réponse au mal par le bien», a encore affirmé le pape, expliquant qu’elle n’est pas un comportement tactique, mais plutôt une manière d’être. «L’amour de l’ennemi, a ajouté Benoît XVI, constitue le noyau de la ’révolution chrétienne’, une révolution qui n’est pas basée sur des stratégies de pouvoir économique, politique ou médiatique». (apic/imedia/ami/be)




