Bâle-Ville: Loi sur l’intégration, compromis sur l’étude de la langue d’accueil
Bâle, 15 mars 2007 (Apic) L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) salue le compromis négocié hier au Grand Conseil bâlois dans le projet de Loi d’intégration des étrangers. L’OSAR craignait que de l’apprentissage de la langue d’accueil pour les étrangers dépende l’intégration. Le compromis législatif ne va pas jusque là.
«En dehors de l’article sur les langues», qui l’a inquiétée, pour l’OSAR, le texte législatif «pose les fondements essentiels d’une politique d’intégration». Quant à l’obligation de suivre un cours de langue, sur laquelle l’OSAR s’est élevée, «une solution de compromis a été trouvée», se réjouit l’OSAR: «les migrants ne sont plus contraints de terminer avec succès un cours de langue. Un suivi assidu étant une condition suffisante».
Sur la base de son expérience, l’OSAR constate que la crainte que les étrangers suivent les cours sans volonté réelle d’apprentissage n’est pas justifiée. L’OSAR affirme que les participants aux projets dont elle a assuré la coordination sont très sensibles à l’offre dont ils bénéficient. Toutefois, concède-t-elle, les conditions nécessaires pour un apprentissage réussi de la langue ne sont cependant pas toujours réunies, malgré les efforts consentis par la population migrante.
En effet, aussi longtemps que les étrangers seront discriminés sur le marché du travail – et l’OSAR affirme que c’est le cas en Suisse – les conditions essentielles à l’intégration ne sont pas réunies. L’OSAR espère que la loi d’intégration de la Ville de Bâle sera approuvée en avril par le Grand Conseil. L’organisation se félicite que les migrants soient invités à faire un effort particulier pour leur intégration.» Le succès des mesures est un objectif, mais il ne doit pas conduire à l’exclusion», rappelle l’OSAR. (apic/com/vb)




