Le monde médical appelé à défendre la vie
Rome: L’Académie pontificale pour la vie rappelle l’importance de l’objection de conscience
Rome, 16 mars 2007 (Apic) L’Académie pontificale pour la Vie a rappelé au monde de la santé l’importance de l’objection de conscience lorsque la vie humaine est en danger. Ses membres s’exprimaient à l’issue d’un Congrès international qui s’est tenu au Vatican les 23 et 24 février sur le thème «La conscience chrétienne pour soutenir le droit à la vie». Dans la déclaration finale publiée le 16 mars, l’Académie pour la vie s’est aussi exprimée sur la contraception d’urgence et le devoir des hommes politiques.
L’Académie pontificale pour la vie a ainsi souligné l’importance d’une courageuse objection de conscience de la part des figures professionnelles directement impliquées dans la protection de la vie humaine individuelle là où les normes législatives la mettent en danger. Cette objection de conscience concerne essentiellement, a expliqué l’Académie, les médecins, les infirmières, les pharmaciens, le personnel administratif, les juristes et les parlementaires.
Objection de conscience difficile aujourd’hui
Le recours à l’objection de conscience, aujourd’hui, intervient dans un contexte de tolérance idéologique qui ne favorise pas l’acceptation de l’exercice de ce droit, a noté le document. L’Académie pontificale pour la vie a alors reconnu que l’exercice du droit à l’objection de conscience était difficile pour les professionnels de la santé.
Dans le domaine de la pratique médicale, l’Académie pontificale a mis en garde contre la contraception d’urgence. Elle a rappelé la responsabilité morale de ceux qui la rendent possible à différents niveaux et l’exigence de recourir à l’objection de conscience dans la mesure où ses effets sont abortifs. La déclaration finale de l’assemblée de l’Académie a aussi souligné le devoir moral de fournir au public une information complète sur les véritables mécanismes d’action et sur les effets de tels moyens. L’importance d’une mobilisation de tous ceux qui tiennent à la protection de la vie humaine, une mobilisation qui doit s’étendre aussi au niveau politique, a également été soulignée.
Nécessaire approfondissement de la conscience face aux problèmes sociaux
Par ailleurs, le texte a précisé l’importance de la formation continue et de l’approfondissement de la conscience face à l’émergence de problèmes culturels et sociaux qui touchent le droit à la vie dans le domaine de la famille, dans l’engagement des devoirs propres des couples et des parents, dans les professions sanitaires et dans les devoirs politiques. L’Académie pour la vie a mis en cause le contexte culturel dans lequel se trouve immergée la vie des croyants, un contexte touché par une crise d’autorité, la perte de la foi et une tendance particulière à se réfugier dans une forme de rationalisme extrême.
L’Académie pour la vie a mis en garde contre les dépénalisations qui augmentent sous la forte pression de groupes coalisés et influents. Elle s’est inquiétée, enfin, des exceptions au droit individuel à la vie qui se font jour et du fait que l’on légitime toujours plus différents attentats contre la vie humaine.
Recevant les membres de l’Académie pour la vie au terme de leur assemblée plénière et du congrès sur la conscience chrétienne, le 24 février, Benoit XVI avait lancé un appel à la mobilisation sans compromis des chrétiens pour faire barrage aux multiples attaques contre le droit à la vie. Le pape avait dénoncé l’avortement, l’eugénisme subtil et le pouvoir des plus forts qui paralyse les gens de bonne volonté dans une société chaotique et violente. (apic/imedia/ms/js)




