Il rappelle l’assassinat de Mgr Oscar Romero
Rome: Le pape salue la mémoire des missionnaires martyrs
Rome, 25 mars 2007 (Apic) Le pape Benoît XVI a rappelé la mémoire des prêtres et missionnaires martyrs, lors de la prière de l’Angélus, le 25 mars. Plusieurs milliers de personnes participaient à ce traditionnel rendez-vous dominical sur la place Saint-Pierre. Le pape a en particulier rappelé l’assassinat de Mgr Oscar Romero, archevêque de San Salvador, assassiné par les escadrons de la mort en 1980.
Rappelant que le 25 mars, l’Eglise fête l’Annonciation, le pape a souligné que «le ’oui’ de Jésus et de Marie se renouvelle dans le ’oui’ des saints, spécialement des martyrs, qui sont tués à cause de l’Evangile».
Le 24 mars, «jour de l’anniversaire de l’assassinat de Mgr Oscar Romero, archevêque de San Salvador, on célèbre la Journée de prière et de jeûne pour les missionnaires martyrs: évêques, prêtres, religieux, religieuses et laïcs exécutés dans l’accomplissement de leur mission d’évangélisation et de promotion humaine», a insisté le pape.
Les missionnaires martyrs sont «espérance pour le monde car ils témoignent que l’amour du Christ est plus fort que la violence et la haine. Ils n’ont pas cherché le martyr, mais ils ont été prêts à donner leur vie pour rester fidèles à l’Evangile. Le martyr chrétien ne se justifie que comme acte suprême d’amour à Dieu et aux autres fidèles», a conclu le pape.
A l’issue de la prière de l’Angélus, Benoît XVI a rappelé son rendez-vous avec les jeunes du diocèse de Rome, le 29 mars, pour une cérémonie de pénitence dans la basilique Saint-Pierre, prélude au dimanche des Rameaux et à la 22e Journée mondiale de la jeunesse. Il a ensuite salué en différentes langues les fidèles présents, en particulier des pèlerins gréco-catholiques venus de Slovaquie.
Mgr Oscar Romero, porte-drapeau de la théologie de la libération en Amérique du Sud, a été assassiné le 24 mars 1980. En conflit avec le pouvoir, l’armée, la haute bourgeoisie, dénonçant les massacres, les assassinats, la torture, les atteintes aux droits de l’homme des milices armées, il était accusé de prêcher une doctrine «communiste».
Le 23 mars 1980, il lançait aux militaires un appel à la désobéissance. L’archevêque de San Salvador était assassiné le lendemain sous les yeux des fidèles alors qu’il célébrait la messe dans la chapelle d’un hôpital. Le jour de son enterrement, l’armée et les forces paramilitaires d’extrême droite firent feu sur la foule.
Le 15 mars 2007, la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié une notification mettant en garde le théologien de la libération Jon Sobrino. Ce jésuite professeur à San Salvador, qui a lui-même échappé aux escadrons de la mort en 1989, était un ami et un collaborateur de Mgr Romero. (apic/imedia/hy/pr)




