Une nécessité, face à la précarité du travail

Rome: Forum international des jeunes – S’investir pour la formation

Rome, 27 mars 2007 (Apic) Face à la précarité du travail, le président du Conseil pontifical pour les laïcs, Mgr Stanislaw Rylko, a invité les jeunes à s’investir pour leur formation professionnelle.

Le président du Conseil pontifical pour les laïcs, Mgr Stanislaw Rylko, s’exprimait le 27 mars sur Radio Vatican, à la veille de l’ouverture du Forum international des jeunes, organisé par son dicastère.

Le Forum international des jeunes se tiendra près de Rome, du 28 mars au 1er avril 2007, sur le thème ’Témoigner du Christ dans le monde du travail’. Dans ce cadre, le président du Conseil pontifical pour les laïcs a déclaré sur Radio Vatican: Partout dans le monde, a souligné le président du Conseil pontifical pour les laïcs, non seulement les jeunes se trouvent dans l’oeil du cyclone sur le marché du travail, mais ils en paient le prix. «Les statistiques montrent que le taux de chômage le plus élevé est, par-dessus tout, celui des jeunes», a-t-il expliqué, ajoutant que «pour la plus grande majorité, un poste fixe est aujourd’hui un rêve inaccessible».

Pour Mgr Rylko, cette nouvelle situation requiert un profond changement de mentalité de la part des jeunes et les appelle à dépasser la passivité et la résignation pour devenir les protagonistes de leur propre avenir professionnel. «Il faut que les jeunes chrétiens deviennent aujourd’hui les protagonistes d’une nouvelle ’culture du travail’», un grand défi qui ne concerne pas seulement les jeunes générations, a encore affirmé Mgr Rylko.

Le président du Conseil pontifical pour les laïcs a par ailleurs expliqué que «la mobilité et la flexibilité du travail engendrent souvent des conditions de précarité et une extrême incertitude sur l’avenir, rendant ainsi assez difficile des choix de vie fondamentaux, comme le mariage et la formation d’une famille».

«Le travail a un rôle essentiel dans la vie de l’homme, soit sous l’aspect économique, soit pour sa valeur sociale et personnelle», a souligné Mgr Rylko, «Pourtant, beaucoup de nos contemporains le réduisent superficiellement à une fin en soi, à un activisme effréné, à une sorte de drogue qui fait oublier l’essentiel», a-t-il continué. «Pour cela, il faut le repenser constamment et sans cesse rechercher une signification plus profonde». Même s’il est important, le travail «n’est pas un absolu et ne doit jamais devenir une idole», a-t-il aussi expliqué, ajoutant que, dans la vie du chrétien, le travail peut être une «voie vers la sainteté, une école de sainteté». (apic/imedia/ms/vb)

27 mars 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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