La vérité et l’amour sont les critères authentiques de la vie
Rome: Célébration des Rameaux pour la 22e JMJ
Rome, 1er avril 2007 (Apic) Suivre le Christ signifie ne pas chercher son autoréalisation, l’utilité, le gain, la carrière et le succès, mais «la vérité et l’amour», a déclaré Benoît XVI, le 1er avril, jour de la 22e Journée mondiale de la Jeunesse (JMJ). Le pape s’exprimait devant des dizaines de milliers de fidèles assemblés sous le soleil, place Saint-Pierre, pour la cérémonie des Rameaux.
Soulignant que le fait de suivre le Christ décrivait «l’entière existence chrétienne», le pape s’est interrogé sur ce que cela signifiait «concrètement». Il s’agit «d’un changement intérieur de l’existence», qui demande «que je ne sois plus fermé en moi, considérant mon autoréalisation comme la raison principale de ma vie». «Cela demande que je me donne librement à un Autre – pour la vérité, pour l’amour, pour Dieu qui, en Jésus-Christ, me précède et m’indique la voie», a-t-il expliqué.
Il s’agit aussi pour le pape «de la décision fondamentale de ne plus considérer l’utilité et le gain, la carrière et le succès comme l’ultime but de ma vie, mais de reconnaître au contraire comme critères authentiques la vérité et l’amour». Il s’agit «du choix entre vivre seulement pour soi-même ou se donner pour une chose plus grande».
Dans son homélie, le pape a appelé les jeunes, à «ne pas se laisser simplement porter ici et là dans la vie, à ne pas se contenter de ce que tous pensent, disent et font». Il les a au contraire exhortés «à scruter en eux, à rechercher Dieu». Il leur a demandé de ne «pas laisser que la question de Dieu se dissolve dans leurs âmes».
S’approcher de Dieu avec des mains innocentes et un coeur pur
Pour se rapprocher de Dieu, Benoît XVI a expliqué qu’était nécessaire, en plus de le chercher, le fait d’avoir «des mains innocentes et un coeur pur». Des mains «qui ne soient pas utilisées pour des actes de violence», qui ne soient «pas salies par la corruption, par les pots-de-vin». Il a aussi souligné qu’un coeur était pur «lorsqu’il ne faisait pas semblant et qu’il n’était pas taché par le mensonge et l’hypocrisie». Quand il restait «transparent» parce qu’il «ne connaissait pas la duplicité», quand il «ne s’isolait pas avec l’ébriété du plaisir». C’un coeur «dont l’amour est vrai et pas seulement passion d’un moment».
Benoît XVI s’est finalement rappelé une image de «l’ancienne liturgie des Rameaux», lorsque le prêtre frappait la porte de l’église une croix au début de la messe, pour symboliser le fait que le Christ, «avec le bois de sa croix, avec la force de son amour «, frappait «aux portes du monde, aux portes de nos coeurs», si souvent «fermées à Dieu». De cette façon, le Christ te dit que «si les preuves que Dieu te donne de son existence» ne parviennent «pas à te faire t’ouvrir à lui», que si «la parole de Dieu et le message de l’Eglise te laissent indifférents», alors il te faut le regarder, «le Dieu qui pour toi s’est rendu souffrant, qui personnellement souffre avec toi». Au terme de son homélie, le pape a été chaleureusement applaudi.
La cérémonie avait commencé à 9h30, lorsque Benoît XVI, les épaules recouvertes d’une chasuble rouge, avait conduit place Saint-Pierre la procession des jeunes venus du monde entier. Au son des ’Hosanna’ chantés, il avait béni leurs branches d’olivier, avant d’écouter l’Evangile psalmodié. La procession était ensuite remontée depuis l’obélisque de la place vers le parvis de la basilique vaticane. De nombreux cardinaux et des dizaines de milliers de fidèles étaient assemblés place Saint-Pierre pour suivre la cérémonie d’ouverture de la Semaine sainte qui commémore l’entrée du Christ à Jérusalem. (apic/imedia/ar/bb)




