Facture pour un mariage: 1’000 francs
Argovie: L’Eglise réformée veut faire payer ses prestations aux non membres
Aarau, 5 avril 2007 (Apic) Si les deux fiancés ont quitté l’Eglise réformée mais veulent se marier au temple, il faut leur facturer une somme de 1’000 francs. C’est ce que recommande à ses paroisses le Conseil de l’Eglise réformée du canton d’Argovie.
Selon la presse argovienne, sur les quelque 300 couples qui se sont unis devant le pasteur l’an dernier, 20 étaient composés de deux non membres de l’Eglise réformée. La contribution qui leur sera demandée couvrira les frais d’infrastructures, mais la prestation du pasteur doit être gratuite. L’Eglise, en tant que communauté des croyants, a le devoir d’accompagner les personnes, explique Claudia Bandixen, présidente du Conseil de l’Eglise cantonale dams les colonnes du quotidien «Aargauer Zeitung». Mais pour les non membres, en fait, les prestations ne constituent pas un droit.
Le conseil ne donne aucune recommandation claire pour les funérailles. Des 1973 défunts qui ont bénéficié en 2006 d’une cérémonie au temple, 72 étaient sans confession. Le conseil de l’Eglise recommande aux paroisses d’évaluer la situation financière personnelle des intéressés et de fixer ensuite seulement un éventuel dédommagement concret. Celui-ci pourrait aller jusqu’à 1’000 francs pour les différents actes et services ecclésiastiques.
L’enseignement religieux devrait rester gratuit. Quant aux confirmations, elles ne doivent concerner que les membres de l’Eglise. Et pour les baptêmes, un des deux parents au moins doit faire partie de l’Eglise et la cérémonie doit être gratuite.
Unifier les pratiques dans le canton
Jusqu’à maintenant, les paroisses réformées du canton d’Argovie avaient adopté des pratiques très diverses concernant la facturation de leurs prestations aux non membres. C’est la raison pour laquelle le Conseil cantonal a adopté ces recommandations.
Selon l’Aargauer Zeitung, de telles lignes directrices n’existent pas du côté catholique. Il revient au curé de déterminer si les conditions sont remplies pour recevoir un sacrement. Il peut aussi recommander par exemple aux fiancés d’attribuer la collecte à une oeuvre d’entraide ou sociale.
Les rituels catholiques ne sont à priori pas destinés aux non membres, souligne le secrétaire de l’Eglise catholique romaine cantonale, Otto Wertli. Mais en fait, l’Eglise a tout intérêt à se montrer généreuse. L’Eglise cantonale va prendre conseil auprès des autorités diocésaines sur cette question, relève l’Aargauer Zeitung. (apic/kath.ch/gs/bb)




