Refusant le Pacs, Mgr Bagnasco victime de menaces

Italie: La Conférence épiscopale italienne soutient son président

Rome, 10 avril 2007 (Apic) La Conférence épiscopale italienne (CEI) a exprimé, le 9 avril, sa proximité et sa solidarité» à son président, Mgr Angelo Bagnasco, à travers un communiqué signé de son secrétaire général, Mgr Giuseppe Betori. L’archevêque de Gênes a en effet récemment reçu des menaces, notamment par le biais d’inscriptions diffamatoires sur les murs de sa ville.

«Mgr Giuseppe Betori, secrétaire général de la CEI, exprime sa proximité et sa solidarité au président de la CEI, Mgr Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes, en ce moment où il est l’objet d’intimidations», peut-on lire dans le communiqué daté du 9 avril. «Rassurés par les propos du préfet de police de Gênes, Salvatore Presenti, selon lequel il n’y a ni besoin de renforcer le niveau d’attention ni besoin de mesure préventive, nous souhaitons que ces faits soient isolés», poursuit le texte écrit à l’attention de Mgr Bagnasco.

«Nous partageons surtout l’invitation profonde à la sérénité formulée par le président de la CEI et, en l’accompagnant par la prière, nous le remercions pour son témoignage qu’il offre à la communauté ecclésiale et à toute l’Italie», conclut-il.

Ces derniers jours, de nombreuses inscriptions sont apparues sur les murs de la ville de Gênes, sur lesquelles on peut lire «Bagnasco à mort» ou encore «Honte à Bagnasco». Néanmoins, le préfet de police de Gênes, Salvatore Presenti, a déclaré qu’il s’agissait de messages blasphématoires mais qu’il n’augmenterait pas pour autant le niveau d’attention, ni les mesures préventives.

L’événement a fait la une des quotidiens italiens, le 10 avril. Nommé le 7 mars à la tête de la CEI, succédant ainsi au cardinal Camillo Ruini, Mgr Bagnasco a immédiatement pris position contre le DICO (Pacs à l’italienne). Dans une homélie, le 1er avril, l’archevêque avait aussi déclaré que «si le critère est celui de l’opinion publique générale, il est difficile de prononcer des «non» : pourquoi dire non à l’inceste et au parti des pédophiles aux Pays-Bas?» Des propos qui ont entraîné une forte polémique en Italie. (apic/imedia/ar/js)

10 avril 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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