Délégué du Patriarcat oecuménique de Constantinople confiant

Ravenne: Le pape devrait ouvrir les travaux de la Commission mixte catholique-orthodoxe

Rome, 16 avril 2007 (Apic) Le pape semble avoir accepté de se rendre à Ravenne (Italie), en octobre prochain, afin d’ouvrir la 10e réunion plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes.

C’est Mgr Jean Zizioulas, délégué du Patriarcat oecuménique de Constantinople, qui l’a indiqué à l’agence I.MEDIA à Rome, le 16 avril 2007. Reçu le matin même en audience par le pape, le métropolite de Pergame lui a transmis une invitation en ce sens de Bartholomé Ier.

«J’ai l’impression que le pape a accepté», a ainsi confié l’évêque orthodoxe après avoir transmis l’invitation du patriarche oecuménique de Constantinople au pape, ajoutant que «c’est désormais à lui de le dire officiellement». Benoît XVI, a précisé le co-président de la commission mixte, y attache beaucoup d’importance.

Pour la première fois, après 6 ans d’interruption, la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre Eglises orthodoxes et catholique s’est réunie à Belgrade du 18 au 24 septembre 2006. Laissant de côté le thème délicat de l’uniatisme, catholiques et orthodoxes avaient abordé la question du primat de l’évêque de Rome mais aussi celle de «l’Eglise comme communion».

Ravenne, riche héritage byzantin

A la suite de cette réunion, un comité de la Commission s’est réuni à Rome, du 28 février au 3 mars 2007, pour préparer la prochaine réunion plénière prévue à Ravenne du 7 au 15 octobre. La ville italienne de Ravenne, sur la côte adriatique (nord est), a été choisie pour la richesse de sa tradition ecclésiale et ses nombreux monuments de style byzantin.

Dans une interview accordée au quotidien La Repubblica, le 16 avril, le métropolite de Pergame Jean Zizioulas a indiqué que le dialogue catholique-orthodoxe se trouvait dans «une phase cruciale». «Nous devons aborder la question du primat du pape et trouver une solution», a-t-il souhaité, estimant que si ce dialogue s’arrête «nous risquons d’entrer dans une période de stagnation».

La veille, lors de la messe célébrée à l’occasion de ses 80 ans, le pape avait remercié l’évêque de sa présence, souhaitant aussi que le dialogue théologique entre catholiques et orthodoxes puisse se poursuivre avec une ardeur renouvelée.

La Commission mixte de dialogue théologique, canal de dialogue officiel entre l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes, a été instaurée en novembre 1979 par Jean Paul II et le patriarche oecuménique de Constantinople d’alors, Dimitrios Ier. En juillet 2000, au cours d’une réunion à Baltimore, aux Etats-Unis, les questions de prosélytisme avaient envenimé les travaux, interrompant le rythme des rencontres. Mais, en juin 2004, Jean Paul II avait demandé que le dialogue reprenne. Benoît XVI a ensuite manifesté le même désir que son prédécesseur, notamment par sa volonté de se rendre en Turquie en novembre 2006 afin d’y rencontrer le patriarche oecuménique Bartholomé Ier.

La Commission est composée de 30 membres pour chaque partie et comprend des cardinaux, des évêques, des théologiens religieux et des laïcs, hommes et femmes. Elle est conduite par deux co-présidents: le cardinal Walter Kasper et le métropolite de Pergame, Jean Zizioulas. (apic/imedia/ami/be)

16 avril 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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