En solidarité contre les menaces reçues par Mgr Angelo Bagnasco
Rome: Le pape envoie un télégramme de soutien au président des évêques italiens
Rome, 1er mai 2007(Apic) Benoît XVI a fait parvenir un télégramme de soutien au président de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Angelo Bagnasco, le 30 avril 2007, suite aux menaces dont il a fait l’objet.
Le pape a qualifié de «graves et blâmables» les tentatives d’intimidation récemment adressées à l’archevêque de Gênes, Mgr Angelo Bagnasco, dans un climat politico-ecclésial tendu en Italie, autour des questions de défense de la famille. Le texte du télégramme «de solidarité» envoyé au nom du pape par le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone a été rendu public par le Bureau de presse du Saint-Siège le 1er mai.
«Ces jours-ci la presse a rapporté plusieurs gestes de menaces à l’égard de son excellence», a précisé le télégramme envoyé au nom du pape à Mgr Angelo Bagnasco. «Profondément touché et peiné par ces épisodes graves et blâmables qui troublent la coexistence sereine de la communauté ecclésiale et civile, le Saint-Père souhaite avant tout vous renouveler sa proximité spirituelle», a encore indiqué le secrétaire d’Etat au président des évêques de la péninsule.
Le télégramme a ensuite précisé que Benoît XVI priait pour le président de la Conférence épiscopale italienne «afin qu’en trouvant la paix véritable et la sécurité dans le Christ» il puisse poursuivre fructueusement (son) grand service à l’Eglise italienne. «Avec l’aide de Dieu et le soutien fraternel de tout le peuple chrétien, continuez à oeuvrer pour le bien commun en défendant et en promouvant les valeurs humaines et religieuses sans lesquelles il n’est pas possible de construire des démocraties vraiment libres et stables».
Une balle, une photo, une croix gammée.
Le 29 avril 2007, la presse italienne avait révélé que le président de la Conférence épiscopale italienne avait reçu, deux jours plus tôt, une enveloppe contenant une balle et une photo de lui barrée d’une croix gammée. Au début du mois d’avril, c’est un graffiti hostile qui avait été découvert sur le portail de la cathédrale de Gênes et Mgr Bagnasco avait été alors placé sous protection policière. Des inscriptions menaçant ou critiquant l’archevêque de Gênes ont ensuite été découvertes sur les murs d’églises à Florence, Bologne ou encore Bergame.
Après ces attaques contre Mgr Angelo Bagnasco, les cardinaux Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, et Camillo Ruini, vicaire de Rome et ancien président de l’épiscopat, lui ont aussi apporté leur soutien. Le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, a affirmé le 30 avril que «l’Italie ne laissera pas seul» Mgr Angelo Bagnasco face à des menaces «inadmissibles» et «lâches». Selon les agences de presse italiennes, le pape aurait également téléphoné à Mgr Bagnasco.
Le contexte politique
L’Eglise en Italie lutte contre le projet de loi du gouvernement visant à reconnaître les couples de concubins, qu’ils soient homosexuels ou hétérosexuels. Le 12 mai prochain, les associations catholiques de défense de la famille ont convoqué à Rome une manifestation géante baptisée ’Family day’. (apic/imedia/ami/vb)




