Il y a gardien et gardien
Et tout ceci est vrai.
Je n’en ai pas dormi de la nuit. Et pas davantage sur mon ordinateur, comme j’en ai parfois l’habitude, en fermant les yeux pour faire croire à une intense réflexion. Un luxe pour un journaliste. L’histoire? Votre équipe de foot préférée, celle de «La Liberté/Apic», affrontait l’autre jour les détenus des établissements de Bellechasse. Avec toute la retenue qu’il convient dans ces circonstances, surtout avec des maillots portant haut le nom le plus envié pour des prisonniers: liberté. Mon tourment? Le dernier rempart de la Lib -, rempart étant un doux euphémisme vu les buts encaissés régulièrement – faisait défaut pour cette rencontre. Le malheureux craignant de ne pouvoir ressortir du lieu aussi facilement qu’il n’y était entré. Bref, la Lib était privée de gardien, pourtant clé du succès comme chacun le sait. Un comble dans un établissement pénitentiaire. (a)pro (apic/pierre.rottet)




