Benoît XVI apporte son soutien aux évêques italiens

Rome: Défense de la famille après le succès du Family Day

Rome, 24 mai 2007 (Apic) Benoît XVI apporte largement son soutien aux évêques italiens dans leur défense de la famille fondée sur le mariage, dans le contexte de leur défense du Pacs à l’italienne, soit un projet englobant ensemble couples homosexuels et couples non mariés.

Le 24 mai 2007, au Vatican, prenant la parole devant la 57e assemblée générale de la Conférence épiscopale italienne (Cei), le pape a salué la réussite de la récente manifestation en faveur de la famille organisée à Rome par les associations catholiques, contre le projet de Pacs à l’italienne. Cette rencontre avec le pape a clos l’ensemble des visites Ad limina effectuées ces derniers mois par les quelque 250 évêques du pays.

«Dans le respect entier et cordial de la distinction entre Eglise et politique, entre ce qui appartient à César et ce qui appartient à Dieu (cf. Mt 22,21), nous ne pouvons pas nous préoccuper de ce qui est bon pour l’homme, créature et image de Dieu», a justifié le pape. Il s’agit, «concrètement, du bien commun de l’Italie», a-t-il précisé. Fort de ce préambule, Benoît XVI a appuyé la note récemment publiée par les évêques italiens concernant «la famille fondée sur le mariage et les initiatives législatives en matière d’unions de fait» après le projet de loi du gouvernement en faveur des couples de concubins hétérosexuels ou des couples homosexuels.

Puis, le pape a qualifié de «grande et extraordinaire fête populaire» la manifestation organisée en faveur de la défense de la famille le 12 mai dernier à Rome par des associations catholiques italiennes, baptisée ’Family Day’. Cet évènement, a-t-il confié, a certainement contribué à rendre visible aux yeux de tous le rôle de la famille dans la société, rôle qui a particulièrement besoin d’être compris et reconnu aujourd’hui. Et cela, «face à une culture qui croit favoriser le bonheur des personnes en insistant unilatéralement sur la liberté des individus».

Devant l’épiscopat de la péninsule, Benoît XVI a aussi souligné que «la foi catholique et la présence de l’Eglise» demeuraient «le grand facteur unifiant de cette nation aimée et un réservoir précieux d’énergies morales pour son avenir». Malgré tout, il a souhaité ne pas «ignorer ou sous-évaluer les difficultés. Il a ainsi constaté «le poids d’une culture empreinte de relativisme moral, pauvre de certitudes, mais riche en revendications fréquemment injustifiées». Pour le pape, «le climat relativiste culturel qui nous entoure rend toujours plus important et urgent d’enraciner et de faire mûrir dans tous le corps ecclésial la certitude que le Christ est notre unique sauveur».

Benoît XVI a aussi souligné la nécessité d’un renforcement de la formation chrétienne par le biais d’une catéchèse plus substantielle. Il a également relevé l’importance de l’estime et du respect à avoir à l’égard des autres religions et cultures et encouragé le service quotidien de l’Eglise face à la pauvreté. C’est debout que les évêques ont applaudi les propos du pape, dans la Salle du Synode au Vatican.

Auparavant, en accueillant Benoît XVI, le nouveau président de la Cei, Mgr Angelo Bagnasco, avait dit qu’il était nécessaire que l’Eglise italienne «hausse le ton clairement et fermement (.) pour réaffirmer ces principes inviolables qui doivent inspirer la vie personnelle et publique en tous temps». C’est du 21 au 25 mai que se tient la première assemblée plénière de la Cei présidée par l’archevêque de Gênes, son nouveau président. (apic/imedia/ami/vb)

24 mai 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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