Centrafrique: La promotion humaine est la priorité de l’Eglise locale
«L’Eglise ne peut rester indifférente», assure Mgr Yombandije
Bangui, 31 mai 2007 (Apic) L’Église ne peut pas rester indifférente face à la situation problématique du pays, estime le président de la Conférence épiscopale centrafricaine, Mgr François-Xavier Yombandije, évêque de Bossangoa, cité par l’Agence Fides à Rome.
«Depuis plusieurs décennies la Centrafrique a de gros problèmes au niveau politique, économique et social: salaires impayés, chômage, manque de structures sanitaires et d’écoles. Les jeunes ne savent pas quoi faire de leur vie. La situation politique demeure confuse et la société civile est en panne».
Selon Mgr Yombandije, le pays est parvenu à un point tel qu’il risque de passer d’une crise à l’autre s’il ne reçoit pas une aide extérieure. Du point de vue économique, relève-t-il, le pouvoir d’achat se réduit de jour en jour et les gens sont contraints de s’arranger comme ils le peuvent pour s’en sortir. «L’économie est pratiquement bloquée et si une injection de capitaux étrangers n’intervient pas, le pays ne pourra jamais sortir de la crise».
Depuis l’an 2000, assure le prélat, l’Église locale s’est donnée trois priorités: santé, éducation et promotion humaine. Dans tout le pays des centres de santé, des pharmacies, ont été créés comme autant de structures en faveur de la population et en particulier des plus nécessiteux.
Dans le domaine de l’éducation, cela fait plus de 10 ans que l’Eglise locale intervient relève enfin le président de la Conférence épiscopale centrafricaine, et «sur le plan de la promotion humaine nous avons engagé une stratégie régionale avec les autres conférences épiscopales d’Afrique centrale». (apic/fides/pr)




