Visite le 16 juin au Vatican, avant un voyage à Moscou
Rome: L’archevêque orthodoxe de Chypre veut favoriser une rencontre Alexis II/Benoît XVI
Rome, 8 juin 2007 (Apic) Reçu en audience au Vatican par Benoît XVI le 16 juin prochain , l’archevêque orthodoxe de Chypre, Chrysostome II, entend jouer les médiateurs pour la tenue d’une rencontre entre le pape et le patriarche russe orthodoxe Alexis II.
Dans une interview accordée à l’hebdomadaire italien L’Espresso, l’archevêque qui se rendra ensuite à Moscou assure qu’il fera son possible pour que les deux chefs religieux se rencontrent. Selon des informations recueillies par I.media, partenaire romain de l’Apic, le prélat chypriote entend aussi parler de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne avec le pape.
Du 12 au 17 juin prochains, l’archevêque orthodoxe de Chypre effectuera une visite au Vatican avant de se rendre à Moscou auprès du patriarche de toutes les Russies, Alexis II. A la question de savoir s’il effectuera un travail de médiation en vue d’une rencontre entre le pape et le patriarche de Moscou, l’archevêque orthodoxe répond qu’il souhaite aider «à améliorer les relations entre les deux Eglises car nous sommes les enfants d’un même Père». «Je serais heureux s’il acceptait la proposition», dit-il ensuite à propos du pape qu’il s’apprête à rencontrer au Vatican le 16 juin.
«Il est clair que c’est une rencontre qui ne s’organise pas en 24 heures», reconnaît Chrysostome II qui se dit «prêt à offrir (sa) contribution». «Il faut préparer l’événement pour que cela soit un succès» et «je ferai mon possible pour les faire se rencontrer» confie-t-il encore.
«Je suis un de ses bons amis», dit-il ensuite à propos du patriarche orthodoxe Alexis II, et «je pense que pour lui non plus il n’y a pas de problème». «Lorsque l’on a de bonnes intentions, on dépasse les obstacles», affirme-t-il encore alors que l’Eglise orthodoxe russe continue d’accuser Rome de prosélytisme sur ses terres et que la question de l’uniatisme demeure en suspend.
La Terre Sainte aussi au menu
«Non seulement il est temps» qu’ils se rencontrent, estime aussi l’archevêque orthodoxe de Chypre, «mais il est déjà tard». D’ailleurs, à ses yeux, cette rencontre semble possible car il y a, d’un côté, «un pape qui connaît à fond la théologie grecque», et de l’autre «un patriarche ouvert au dialogue oecuménique».
Selon des informations recueillies par I.Media, la visite de l’archevêque orthodoxe de Chypre le 16 juin sera aussi l’occasion de parler avec Benoît XVI de «la présence chrétienne en Terre sainte» ainsi que «des rapports délicats entre les chrétiens de Chypre et les ’occupants’ turcs du nord de l’île où ils ont détruits des centaines d’églises». D’autres thèmes plus politiques devraient aussi être abordés comme «l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne».
C’est la première fois que Benoît XVI recevra au Vatican l’archevêque orthodoxe de Chypre, Chrysostome II. Agé de 66 ans, celui qui porte le titre d’archevêque de ’la Nouvelle Justiniane et de tout Chypré a pris la tête du patriarcat le 5 novembre 2006.
L’Eglise grecque orthodoxe de Chypre est autocéphale depuis 431. Elle a été fondée par saint Paul. Cette Eglise a d’abord dépendu du siège d’Antioche puis l’autocéphalie lui a été accordée par le 3e Concile oecuménique, celui d’Ephèse, en 431. (apic/imedia/ami/pr)




