Eviter tout paternalisme dans l’engagement envers les plus pauvres

Rome: Le pape reçoit le conseil d’administration de ’Populorum progressio’

Rome, 14 juin 2007 (Apic) Benoît XVI a invité la fondation pontificale ’Populorum progressio’ pour l’Amérique latine à éviter tout paternalisme dans son engagement envers les plus pauvres. Le 14 juin, le pape a reçu au Vatican les participants à la réunion du conseil d’administration de cette fondation.

Benoît XVI a ainsi voulu mettre en avant deux caractéristiques de la fondation ’Populorum progressio’. Il a d’abord souligné l’importance d’une «vision anthropologique globale de la personne humaine» comme principe pastoral de l’aide au développement des peuples. «Cette promotion intégrale prend en compte un aspect social et matériel de la vie, comme l’annonce de la foi, qui donne à l’homme une conscience pleine de son être propre», a-t-il expliqué. Le pape a ensuite souligné le caractère exemplaire de la «méthode de travail» de la fondation en Amérique latine qui part de la «connaissance des problèmes de ses populations et de ses nécessités concrètes». Ainsi, «on évite un certain paternalisme, toujours humiliant pour les populations et qui freine leur propre initiative».

Benoît XVI est aussi revenu sur son «récent voyage pastoral à Aparecida» (Brésil), où l’Eglise «affronte de grands défis», mais est en même temps «l’Eglise de l’espérance, qui sent la nécessité de lutter en faveur de la dignité de tous les hommes, d’une justice vraie et contre la misère». «Face à la sécularisation, la prolifération des sectes et l’indigence de tant de frères, il est urgent de former des communautés unies dans la foi, comme la sainte famille de Nazareth», a encore affirmé Benoît XVI.

Le 11 juin, le pape avait reçu en audience les trois présidents de la 5e conférence du CELAM d’Aparecida, le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation pour les évêques, le cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa, archevêque de Santiago du Chili et le cardinal Geraldo Majella Agnelo, archevêque de São Salvador de Bahia, qui lui ont remis le document final de la rencontre pour approbation.

En faveur des populations indigènes, paysannes et afro-américaines

Devant les membres de ’Populorum progressio’, le pape a enfin rappelé que la fondation avait été érigée par Jean Paul II il y a 15 ans et confiée à la responsabilité du Conseil pontifical Cor Unum. Elle s’est attachée à «promouvoir la mission de l’Eglise en soutenant des initiatives spécifiques en faveur des populations indigènes, paysannes et afro-américaines des pays latino-américains et des Caraïbes», a-t-il continué.

Cette fondation, a-t-il expliqué, «est le fruit de la grande sensibilité que Jean Paul II a démontré pour les hommes et les femmes en grande souffrance dans notre société», avant de souligner la nécessité de continuer son engagement «en faveur de la dignité de tous les êtres humains et de la lutte contre la pauvreté». La fondation Populorum progressio a été créée par Jean Paul II en 1992. Depuis sa création, elle a disposé de plus de 20 millions de dollars en faveur d’environ 2000 projets. Son conseil d’administration, qui étudie et approuve les projets présentés, est composé de 7 membres: 6 évêques de différents pays d’Amérique latine et un représentant de Cor Unum. (apic/imedia/ms/bb)

14 juin 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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