Apic – Interview
Pakistan: Un jeune journaliste enquête sur les victimes des «lois sur le blasphème»
Assassinats et destruction d’églises au nom d’Allah
Jacques Berset, Agence Apic
Sherbrooke/Faisalabad, 21 juin 2007 (Apic) Avec la montée en force des extrémistes musulmans partout dans le pays et la «talibanisation» rampante des régions tribales frontalières de l’Afghanistan, la petite minorité chrétienne du Pakistan est dans l’oeil du cyclone. En raison d’une législation discriminatoire adoptée il y a deux décennies durant la dictature militaire de Zia ul-Haq, les chrétiens pakistanais sont souvent victimes d’agressions voire de véritables pogroms.
Un jeune journaliste catholique de Faisalabad, Qaiser Felix, enquête sur les victimes des «lois sur le blasphème». (*) L’Apic l’a rencontré au Congrès de l’Union catholique internationale de la presse (UCIP) à Sherbrooke, au Québec. En raison des «lois sur le blasphème» proclamées sous Zia ul-Haq, mais surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001 et l’invasion de l’Afghanistan, les minorités religieuses vivent dans la peur. «Le mot Pakistan signifie pays des purs. Les fondamentalistes croient que le Pakistan est pour les seuls musulmans. Evidemment, pour eux, les purs ne peuvent qu’être musulmans!», déclarait un jour à l’Apic le Père Anjou P. T. Soares, prêtre à Hyderabad.
Certes, les agressions contre les chrétiens du Pakistan, sous prétexte de profanation du Coran ou d’insultes contre le prophète Mahomet, ne datent pas d’hier. C’est la raison pour laquelle, depuis des années, les Eglises chrétiennes au Pakistan demandent la révocation de ces lois qui visent essentiellement les minorités religieuses, soit l’article 295-b du Code pénal qui punit de la prison à vie la profanation du Coran et l’article 295-c qui prévoit la peine de mort pour «diffamation» du prophète Mahomet.
Apic: Aujourd’hui, le Pakistan, qui abrite la 2ème plus importante communauté musulmane dans la monde après l’Indonésie, semble glisser, du moins dans certaines régions, vers l’intégrisme musulman le plus dur.
Qaiser Felix: A l’origine, pourtant, le Pakistan n’était pas un pays islamique et des chrétiens militaient aux côtés des pères fondateurs du pays, avec Mohammad Ali Jinnah (chef de la Ligue Musulmane). Des non musulmans le soutenaient et étaient engagés au sein du mouvement d’indépendance du Pakistan. La province du Pendjab, la plus populeuse du pays, a adhéré au Pakistan grâce aux voix des non musulmans: hindous, chrétiens, bouddhistes .
Après la partition de l’Empire des Indes (1947), et la naissance du Pakistan, les chrétiens ont joué un rôle vital dans le pays, en particulier dans le domaine de l’éducation et de la santé. Tous les grands hôpitaux étaient aux mains des chrétiens, qu’ils soient protestants ou catholiques. A l’époque, il n’y avait pas d’infirmières musulmanes dans les hôpitaux. Les musulmans considéraient que ce n’était pas une profession respectable. Mais les temps ont changé, et nombre d’entre elles choisissent cette profession. Dans l’éducation, toutes les grandes écoles et les collèges étaient dirigés par des chrétiens, et tous les bons leaders et hommes politiques du Pakistan avaient étudié dans des institutions chrétiennes.
Apic: Mais tout cela a changé dans les années 70.
Qaiser Felix: Lors du coup d’état militaire en 1977, le général Mohammad Zia ul-Haq utilisa deux moyens pour faire perdurer son régime: maintenir la pression en ce qui concerne le Cachemire (un sévère contentieux oppose à ce sujet le Pakistan et l’Inde) et la question de l’islam. Tous les gouvernements ont utilisé ces deux points comme instrument pour assurer leur pouvoir. Zia ul-Haq a ainsi introduit en 1979 les ordonnances «Hudood». Elles menacent la femme adultère de lapidation, le voleur d’amputation ou encore la victime d’un viol d’accusation d’adultère si elle ne peut pas prouver son agression.
La femme violée, quand elle se rend au commissariat pour déposer plainte, doit produire quatre témoins musulmans «qui ont tout vu de leurs propres yeux». Mais personne ne commet un viol devant tout le monde. D’autre part, si les témoins ne sont pas musulmans, ils doivent être deux fois plus nombreux, soit huit, et le témoignage d’une femme vaut la moitié de celui d’un homme! Si la femme ne peut apporter autant de témoins, elle est alors condamnée pour adultère! De nombreuses femmes sont en prison pour cette raison. Le gouvernement a effectué quelques changements de la loi, mais les minorités demandent son abolition totale, de même que les lois sur le blasphème. Elles ont aussi coûté la vie à des musulmans et à des ahmadis, considérés par les musulmans comme des hérétiques.
Apic: Dans cette société très majoritairement musulmane, où la religion officielle est l’islam depuis l’instauration de la dictature militaire de Zia Ul-Haq, comment vit la petite minorité chrétienne ? Est-elle protégée par l’Etat?
Qaiser Felix: Absolument pas! La police souvent laisse faire les émeutiers qui détruisent les propriétés des chrétiens et incendient les églises sous prétexte qu’ils ont insulté Mahomet ou souillé le Coran. Ils se servent des lois sur le blasphème comme d’une arme contre les minorités, souvent pour solder des contentieux personnels qui n’ont rien de religieux.
Ces lois, promulguées dans les années 80, ont déjà eu pour conséquence l’assassinat extrajudiciaire d’au moins 24 personnes (des musulmans en ont également été victimes), sans parler des personnes emprisonnées durant des années. Certes, la loi sur le blasphème existait déjà du temps de l’Empire britannique, mais à l’époque, elle était prévue pour protéger toutes les religions, et les peines étaient différentes. Mais durant le régime de Zia ul-Haq, on a ajouté deux articles du code pénal, les sections 295-b et 295-c.
La première punit «le dénigrement du Saint Coran» par une peine d’emprisonnement à vie. La section 295-c, introduite en 1986, exige la peine de mort pour avoir blasphémé, directement ou indirectement, contre la personne du prophète Mahomet. Ces articles sont uniquement utilisés en faveur de l’islam, pas des autres religions.
C’est un instrument que des personnes utilisent pour solder des contentieux personnels, avec l’assurance d’avoir l’appui de la population. Quand on accuse quelqu’un de blasphème, il n’y a pratiquement pas d’enquête sérieuse, et il n’y a plus rien à faire. Au niveau des tribunaux inférieurs, les juges ne peuvent résister à la pression populaire et aux injonctions du clergé musulman.
Apic: Mais la Cour suprême, dans certains cas, annule les jugements des tribunaux inférieurs et acquitte les accusés…
Qaiser Felix: C’est vrai, mais la misère continue pourtant pour les accusés. Certaines personnes déclarées innocentes sont ensuite assassinées par des fanatiques, un voisin, des membres du clergé, des étudiants de madrasas (écoles coraniques).
Il y a même des cas où les personnes accusées sont assassinées dans les locaux même de la police, parfois par des policiers eux-mêmes. En l’an 2000, un policier a abattu un homme accusé de blasphème, qu’il était censé protéger. Transféré de la prison centrale de Lahore à l’hôpital, parce qu’il avait la tuberculose, le prisonnier a été assassiné, à l’hôpital même, par le policier, qui a prétexté «un devoir divin» face à un blasphémateur. Si ce policier assassin a bel et bien été mis en prison, plus personne ne sait ce qu’il en est advenu.
Apic: Il n’y aurait aucune punition pour de tels crimes!
Qaiser Felix: Exact! Prenons le cas de Nemat Ahmar, un jeune instituteur de Faisalabad enseignant dans une école publique. Il était également un poète et écrivain connu au Pendjab. Accusé d’avoir insulté l’islam, il a été poignardé par un jeune étudiant musulman fanatique du nom de Farooq le 6 janvier 1992 à l’intérieur même des Bureaux de l’éducation.
L’assassin a justifié ce meurtre par un soi-disant blasphème contre Mahomet. Farooq a été arrêté, mais sous la pression du clergé musulman, il a été remis en liberté plus tard. Dans les tribunaux, les oulémas viennent en nombre des mosquées, pour exercer des pressions sur les juges et les avocats… Souvent, on utilise ces lois pour régler des comptes personnels, et personne ne s’intéresse à savoir ce qui se cache derrière de telles accusations. C’est pourquoi j’ai lancé ce projet de recherche sur l’abus des lois sur le blasphème au Pakistan (**).
Apic: Dans le cas de la destruction d’églises à Sangla Hill, la police n’a rien fait!
Qaiser Felix: C’est souvent comme cela! Pendant 24h, la police a assisté sans rien faire aux exactions d’une foule de plusieurs milliers de musulmans fanatisés. Ils ont incendié trois églises, plusieurs écoles dirigées par les soeurs, un hôtel pour jeunes filles, un dispensaire, des presbytères, et des biens des communautés chrétiennes à Sangla Hill, dans le district de Nankana, le 12 novembre 2005. Ils s’en sont d’abord pris à l’église presbytérienne, qu’ils ont saccagée, avant de brûler 250 bibles, puis ils ont vandalisé la résidence du pasteur.
Les émeutiers ont ensuite attaqué l’église catholique, où des bibles et les registres paroissiaux, remontant à 1912, ont été brûlés. Les incidents de Sangla Hill, à une demi heure de route de Faisalabad, sont à l’évidence la manifestation d’une intolérance religieuse qui a atteint un degré alarmant à la suite de discours haineux et de lois discriminatoires.
Le prétexte était qu’un chrétien du nom de Yusuf Masih, un marchand de bétail, avait commis un blasphème, mais derrière cela, il y avait une question de jeux d’argent. Le chrétien avait gagné beaucoup d’argent, et suite à une dispute, le partenaire musulman s’est vengé. Il l’a accusé d’avoir brûlé des pages du Coran. Les chrétiens de la zone avaient averti la police: des mollahs agitaient les mosquées contre les chrétiens, aidés par un riche politicien musulman. La police leur a dit qu’il ne fallait pas s’en faire, elle était là pour les protéger. Mais quand la foule fanatisée est arrivée, il n’y avait que deux ou trois policiers, et ils ont disparu. Les chrétiens se sont alors cachés, pour éviter de se faire lyncher.
Apic: La police est-elle complice de ces émeutes contre les chrétiens ?
Qaiser Felix: Dans ce cas, la police a préféré regarder ailleurs. Elle était informée et n’a rien fait. La région est victime d’un discours de haine latente contre la minorité chrétienne, mais le gouvernement ne fait rien pour réduire la tension en dépit d’appels répétés.
C’était déjà le cas en 1997, quand une foule déchaînée de 15 à 20’000 musulmans s’en est prise aux lieux de culte ainsi qu’aux biens des chrétiens de Khanewal et de Shantinagar, à 60 km à l’est de la ville de Multan, dans le centre du pays. Les pillages avaient mis à mal 800 maisons particulières, 13 églises, des écoles et des dispensaires.
Toutes ces tragédies ont une origine commune: ce sont les germes de division introduits dans la société pakistanaise par les lois sur le blasphème promulguées par le dictateur Zia ul-Haq.
Le gouvernement actuel est responsable de notre insécurité, car il ne veut pas admettre les faits. Plus grave: il protège les instigateurs de ces violences. En février de l’année passé, une église catholique a été profanée dans le district de Sialkot. Le même mois, des étudiants musulmans ont attaqué des écoles et un hôpital catholique à Peshawar, tandis qu’une foule de musulmans en colère a saccagé l’église catholique Sainte-Marie et l’église anglicane du Saint-Sauveur à Sukkur, dans la province du Sind.
En février dernier, c’était le tour de la ministre des Affaires sociales du Pendjab, Zilla Huma Usman, d’être abattue par balles lors d’un rassemblement politique, sous prétexte qu’elle ne respectait pas le code vestimentaire islamique et qu’elle faisait campagne pour l’émancipation des femmes… L’assassin a prétendu avoir exécuté un ordre – venant d’Allah en personne – lui ordonnant de «tuer une pécheresse»!
En mai dernier, des chrétiens de Charsadda, dans la Province de la Frontière du Nord-Ouest (Nord-West-Frontier-Province – NWFP), quelque 500 chrétiens ont reçu une lettre exigeant qu’ils ferment leurs églises et se convertissent à l’islam dans les dix jours sous peine de représailles. Les autorités nous ont dit de ne pas nous en faire: cela devait être une plaisanterie. Dans la ville de Mardan, près de Charsadda, des extrémistes ont brûlé des boutiques vendant des vidéos, des CD, des films, affirmant que c’est contraire aux enseignements de l’islam. C’est une véritable «talibanisation» de la société que veulent imposer les fondamentalistes dans cette province. Si l’on peut aussi facilement abattre une ministre, tout peut nous arriver! JB
Encadré
Une petite minorité chrétienne
Il n’y a pas de chiffres exacts concernant la minorité chrétienne du Pakistan, mais selon l’annuaire catholique, les catholiques sont plus de 2 millions sur quelque 160 millions de Pakistanais. Dans ce pays né en 1947, on trouve près de 97% musulmans (dont environ 20% de chiites, la majorité étant sunnite). Il existe au Pakistan des minorités protestantes, hindoues, zoroastriennes (appelées aussi parsis), ahmadis (considérées comme des hérétiques par les musulmans orthodoxes). Ensemble, ils forment plus de 3% de la population (près de 5 millions) JB
(*) L’Apic a rencontré Qaiser Felix lors du Congrès mondial de l’Union catholique internationale de la presse (UCIP), début juin, à Sherbrooke, au Québec. Le jeune journaliste, qui est le correspondant pour la Pakistan de l’agence de presse catholique AsiaNews à Rome depuis 2004, a reçu cette année le prix de photo-journalisme de l’UCIP. Qaiser Felix travaille également pour l’ONG Human Development Net (www.hdnpk.org), qui est active dans le domaine de l’éducation, de l’éradication de la pauvreté, de la santé et de la défense des droits des minorités. Il est secrétaire général du Forum national des journalistes au Pakistan. Qaiser Felix, qui a travaillé comme professeur dans une école missionnaire de Faisalabad, est père de deux jeunes enfants. JB
(**) Qaiser Felix cherche un financement pour son projet de recherche «Misuse of blasphemy laws in Pakistan». Il va sillonner le pays durant plusieurs mois pour récolter des témoignages sur les victimes de la législation sur le blasphème. JB
Des photos de Qaiser Felix sont disponibles à l’Apic: jacques.berset@kipa-apic.ch (apic/be)
Rome: L’archevêque de Barcelone au Congrès mondial des mouvements et communautés
Apic interview
Les mouvements «ouvrent l’Eglise diocésaine à toute l’Eglise»
Propos recueillis à Rocca di Papa par Ariane Rollier, I.MEDIA
Rome, 4 juin 2006 (Apic) Mgr Lluis Martinez Sistach, archevêque de Barcelone, a estimé que les mouvements et les communautés nouvelles «ouvrent l’Eglise diocésaine à toute l’Eglise».
Le prélat espagnol a été interrogé par l’agence I.MEDIA, partenaire de l’Apic, au cours du 2e Congrès mondial des mouvements ecclésiaux et des communautés nouvelles qui s’est tenu à Rocca di papa, aux environs de Rome, du 31 mai au 2 juin.
I.Media: Quelle importance ont les mouvements dans votre diocèse ?
Mgr Martinez Sistach: Les mouvements sont l’incarnation des charismes pour le bien de l’Eglise diocésaine et aussi de l’Eglise universelle. Ils apportent en effet à l’Eglise diocésaine la dimension et la nature de la catholicité. Ils ouvrent l’Eglise diocésaine à toute l’Eglise de Jésus-Christ, de l’Orient à l’Occident. Les mouvements forment les personnes, ses membres, et ont une dimension missionnaire, évangélisatrice. Ils répondent aux défis de notre temps.
I.Media: Quels mouvements et communautés comptez-vous à Barcelone ?
Mgr Martinez Sistach: Nous en avons beaucoup. Notamment les mouvements d’Action catholique, la communauté Sant’Egidio, le Chemin Néocatéchuménal, la Légion de Marie, Communion et Libération, les Béatitudes, etc.
I.Media: Avez-vous rencontré certaines difficultés concernant leur intégration dans le diocèse?
Mgr Martinez Sistach: Non, je ne suis à Barcelone que depuis un an et demi. Mais je suis né à Barcelone, donc je les connais bien. Je demande à tous les mouvements diocésains et supra-diocésains d’être des mouvements qui apportent à l’Eglise la catholicité, cette dimension qui ouvre l’Eglise diocésaine à toute l’Eglise. Mais ces mouvements supra-diocésains doivent agir dans une Eglise particulière, avec des personnes concrètes, et s’incarner dans l’Eglise diocésaine.
I.Media: Cela vous demande-t-il une vigilance particulière? Comment entrez-vous en coordination avec eux?
Mgr Martinez Sistach: J’ai périodiquement des contacts personnels avec les responsables des mouvements. Ils nous tiennent informés et réciproquement. Nous avons des forums pour l’apostolat du laïcat adulte et des forums pour l’apostolat des mouvements de jeunesse.
Tous les mouvements sont intéressés par ces forums. Il y a une délégation diocésaine d’apostolat local et de la jeunesse, et la coordination est bonne.
I.Media: Qu’attendiez-vous de ce congrès et de la rencontre avec le pape?
Mgr Martinez Sistach: J’attends que ces mouvements cheminent toujours davantage pour la maturité et pour la connaissance plus profonde de leur propre charisme. Mais aussi pour connaître les autres mouvements et pour travailler ensemble pour l’évangélisation, qui est la nécessité première de l’Eglise universelle. Et également au service de la personne humaine, des droits fondamentaux de la personne humaine et au service de la société.
I.Media: Que signifie pour vous la maturité ecclésiale?
Mgr Martinez Sistach: La maturité, c’est très bien connaître son propre charisme, savoir que les mouvements font partie de l’Eglise, qu’il y a d’autres charismes et que les charismes sont complémentaires. C’est aussi permettre la formation des membres de ces mouvements.
I.Media: Est-ce que les mouvements seront nombreux à la rencontre de Valence en juillet avec le pape?
Mgr Martinez Sistach: Je pense que oui. A l’archidiocèse de Barcelone, nous travaillons beaucoup pour cette rencontre sur la famille présidée par le pape, le successeur de Pierre. Beaucoup de mouvements, classiques et nouveaux, y seront présents.
I.Media: Quelles sont vos attentes vis-à-vis de ce congrès de Valence et de la présence de Benoît XVI ?
Mgr Martinez Sistach: J’en attends beaucoup parce que la famille et le mariage sont très importants.
La famille fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme est très importante pour le bien de la personne, de la société et de l’Eglise. Alors, cette 5e rencontre abordera les problématiques en vue du bien de la famille et du mariage. Et il y aura surtout les paroles du pape pour encourager cette présence dans l’Eglise et dans la société. Des familles donneront leur témoignage d’amour fidèle ouvert à la fécondité.
I.Media: Cela vous semble-t-il actuellement très important pour l’Espagne ?
Mgr Martinez Sistach: Oui, je pense que le témoignage de cet amour, du mariage et de la famille, qui servent le bien des personnes et de l’Eglise, est très important. Tout le monde veut être heureux. Or, un mariage juste rend heureux tous les membres d’une famille. (apic/imedia/ar/bb)




