Le cardinal Bertone ne donne aucune date sur sa publication

Rome: La lettre aux Chinois exprime une volonté de dialogue de la part de Benoît XVI

Rome, 27 juin 2007 (Apic) La lettre aux catholiques de Chine, pas encore rendue publique, ni même encore publiée, exprime une volonté de dialogue de la part de Benoît XVI, a estimé le 27 juin le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège. Le cardinal italien s’est également aussi exprimé sur le Motu proprio, publié le 26 juin, instituant de nouvelles règles concernant l’élection du pape.

«C’est une belle lettre adressée à l’Eglise, aux catholiques de Chine et aussi au peuple chinois, avec une volonté de dialogue de la part du pape Benoît XVI envers ce grand continent de l’avenir de l’humanité, mais aussi de l’Eglise catholique», a souligné le cardinal Bertone. Le «numéro 2» du Saint-Siège a ajouté que si «la lettre aux Chinois» était «prête», il ne savait pas «quand elle sortirait». «Donc s’il vous plait, ne donnez pas de date», a-t-il précisé aux journalistes.

Le 3 juin 2007, le cardinal Bertone avait déclaré au quotidien de la Conférence des évêques italiens (Cei), Avvenire, que la lettre adressée par Benoît XVI aux catholiques chinois devrait bientôt être publiée. Avant d’être rendue publique, la lettre doit être remise aux membres du gouvernement de Pékin. Le 20 janvier dernier, le pape avait souhaité que se tienne, au Vatican, une réunion sur la question chinoise, au terme de laquelle il avait décidé d’adresser «une lettre personnelle aux catholiques de Chine».

Le cardinal Bertone s’est exprimé sur le Motu proprio instituant de nouvelles règles concernant l’élection du pape, publié le 26 juin. Il a souligné qu’un pape devait «avoir un grand consensus entre les cardinaux électeurs». «Après tant de réflexion et de lettres reçues, Benoît XVI a voulu retourner à la norme ancienne», a-t-il précisé. En publiant ce Motu Proprio instituant de nouvelles règles concernant l’élection de son successeur, le pape a souhaité que les souverains pontifes soient désormais systématiquement élus avec les deux-tiers des voix des cardinaux présents au conclave, quel que soit le nombre des scrutins.

Contrairement à ce que Jean Paul II avait permis, confirmant le souhait exprimé par Paul VI, l’élection du pape à la majorité absolue ne sera donc désormais plus possible. (apic/imedia/ms/pr)

27 juin 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!