Les soldats sont surtout inquiets pour leur vie de famille
Etats-Unis L’armée embauche des guides spirituels
Washington, 17 juillet 2007 (Apic) L’armée des Etats-Unis souffre d’un manque important d’aumôniers. Les aumôniers étant devenus d’inestimables assistants pour les soldats américains, en particulier dans les zones de conflit, les autorités militaires américaines ont créé de nombreux postes d’aumôniers supplémentaires.
Les recruteurs de l’armée américaine souhaitent trouver quatre cents aumôniers. La prime d’engagement peut atteindre 10 000 dollars E-U pour ceux qui ont toutes les compétences requises.
Selon l’aumônier (lieutenant colonel) Ran Dolinger, porte-parole du bureau de l’aumônier en chef de l’armée des Etats-Unis, 80 % des membres de l’armée affirment être chrétiens, 10 % seulement n’indiquant «aucune préférence» concernant leur religion.
Le manque d’aumôniers touche particulièrement les catholiques romains. «Les militaires catholiques représentent 20 % des effectifs. Or si 20 % de nos aumôniers étaient catholiques, nous en aurions 300, mais nous n’en avons que 91», a expliqué Ran Dolinger. CQFD.
Il existe deux sources efficaces de recrutement. La première, par les aumôniers eux-mêmes, qui retournent chez eux parler dans leur Eglise, leur faculté ou leur séminaire. La seconde, par ceux ayant déjà une formation militaire et souhaitant suivre une formation en séminaire pour devenir aumônier militaire.
Le porte-parole du bureau de l’aumônier en chef de l’armée a fait deux périodes de service en Irak. Il a affirmé que les aumôniers eux-mêmes sous-estimaient leur propre «valeur» sur le front. «Quand je prie pour ces troupes, ils prennent cela très au sérieux», a-t-il déclaré à la correspondante de l’agence oecuménique ENI. «Si je fais partie de leur convoi, ils se réjouissent, car ils ont l’impression que Dieu est avec eux», a-t-il a ajouté.
«Certaines personnes se demandent aussi comment elles vont réussir à maintenir leur mariage ou comment elles vont pouvoir prendre soin de leurs enfants une fois de retour», a-t-il déclaré. «Evidemment, il arrive parfois qu’elles se posent des questions sur le fait de prendre encore une vie humaine ou de perdre un ami proche, mais la plupart du temps, cela concerne leur famille.» (apic/eni/vb)




