452’571 catholiques japonais à la fin de 2006
Japon: Les baptêmes sont en hausse, mais le nombre des catholiques japonais stagne
Tokyo, 2 août 2007 (Apic) 452’571 catholiques japonais, clergé et religieux inclus, vivaient au Japon à la fin de 2006, selon les statistiques publiées par la Conférence des évêques catholiques du Japon. Ce nombre est quasiment le même qu’une année auparavant, et dépasse les 450’000 pour la troisième année consécutive.
Quelque 60% des catholiques japonais sont des femmes. Comme ce recensement est basé sur les registres paroissiaux, ceux qui ne sont pas enregistrés dans une paroisse, en général des étrangers, ne sont pas inclus dans ce nombre. Avec les étrangers, les catholiques au Japon sont plus d’un million. Le nombre des chrétiens dans le pays a augmenté ces dernières années principalement du fait des nombreux immigrés catholiques qui s’y établissent pour y trouver du travail.
C’est l’archevêché de Tokyo qui a le plus grand nombre de catholiques (95’362), suivi par les diocèses de Nagasaki (65’415), Osaka (55’441) et Yokohama (54’430). Le plus petit des 16 diocèses japonais, Takamatsu, compte 5’099 catholiques pour une population dépassant 4 millions d’habitants.
A la fin 2006, l’Eglise catholique au Japon comptait 1’553 évêques et prêtres, dont 926 sont Japonais et 627 citoyens étrangers. Sur les 38 diacres, 28 sont des Japonais. Les séminaristes sont 138 et 58 autres sont inscrits dans des programmes destinés aux pré-séminaristes. Sur 75 catholiques au Japon, on compte une religieuse: elles sont 6’060 citoyennes japonaises et 372 étrangères. Pour les 201 religieux masculins, 147 sont Japonais et 54 étrangers.
7’193 baptêmes ont été célébrés au Japon en 2006, dont 3’692 sont des baptêmes d’adultes, et 3’501 d’enfants de moins de sept ans. On compte également plus de 5’400 catéchumènes. Sur les 3’130 mariages célébrés à l’église, seuls 9%, soit 285, étaient des mariages entre deux catholiques.
Notons que le travail missionnaire au Japon a repris seulement au 19e siècle, après que le christianisme fût interdit durant plus de deux siècles. Ce style de mission au Japon dura encore une décennie après la seconde guerre mondiale. L’Eglise disposait alors structures normales pour que fonctionne une Eglise nationale, avec son propre clergé et sa hiérarchie. Il faut remarquer tout de même que de nombreux catholiques, baptisés dans les années 50 et 60, meurent et ne sont pas remplacés. (apic/jbc/be)




