Excédent de charges de 318’800 francs

Fribourg: Comptes nettement déficitaires de l’évêché en 2006

Fribourg, 22 août 2007 (Apic) Les recettes extraordinaires de l’évêché de Lausanne, Genève et Fribourg en 2005 n’ont pas été renouvelées l’an dernier. Il s’ensuit un déficit de 318’800 francs.

Légère augmentation des charges et nette baisse des produits. Il n’y a pas de miracle. Après une année 2005 équilibrée en raison de nombreuses recettes inhabituelles, l’évêché se trouve en 2006 dans une situation financière jugée «précaire» par Mgr Bernard Genoud. «Cet accroissement des charges vise à améliorer la qualité du ’service’ rendu par l’évêché à notre Eglise diocésaine», souligne l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg dans le bulletin «Evangile et Mission» du 22 août.

Une partie des frais importants de fonctionnement consentis l’an dernier concerne l’infrastructure informatique. Un autre poste marqué par une augmentation touche les charges salariales. De 1,63 million de francs en 2005, les charges de l’évêché sont ainsi passés à 1,68 million l’an dernier. Quant aux charges liées à d’autres activités diocésaines, elles ont augmenté de 431’000 francs à 465’000 francs durant la même période. Le total des charges, qui était de 2,06 millions de francs en 2005 a ainsi grimpé à plus de 2,14 millions de francs en 2006.

Plus importante est encore la diminution des recettes, dont la moitié (un peu plus d’un million de francs chaque année) provient des contributions des fédérations et corporations cantonales. Des baisses conséquentes touchent les postes «produits des capitaux» (de 194’000 frs en 2005 à 79’000 frs en 2006), «produits immobiliers» (de 243’000 frs à 149’000 frs), ainsi que, dans une moindre proportion, d’autres recettes diverses. De 2,05 millions de francs en 2005, le total des recettes est passé à 1,82 millions l’an dernier.

Vente de titres pour assumer les dépenses

L’importante diminution du produit des capitaux est liée à la réduction du portefeuille «titres», a expliqué à l’Apic Dominique Chavannaz, administrateur de l’évêché. En clair, l’évêché a dû vendre des titres pour assumer ses dépenses courantes. Quant à la diminution des produits immobiliers, elle s’explique par un résultat «extraordinaire»en 2005, due au transfert d’un immeuble. Cet élément «qui a gonflé les comptes 2005» à hauteur de 90’000 francs ne se reproduira donc pas non plus à l’avenir, souligne Dominique Chavannaz.

L’évêché ne peut subir chaque année un tel déficit de fonctionnement. «Nous avons lancé un appel urgent vers les fédérations et corporations cantonales pour entamer une réflexion et obtenir une augmentation de leur participation», explique l’administrateur de l’évêché. Mais si augmentation il y a, elle ne sera effective qu’en 2008. «Et nous l’espérons pour les années suivantes». Pour 2007, des circonstances particulières permettront de sauver la situation. «Un fermier de l’évêché a demandé d’acquérir un domaine, et nous avons accédé à sa requête», informe Dominique Chavannaz. Ce qui permettra à l’évêché de disposer des liquidités nécessaires pour assumer les dépenses courantes. Mais certainement pas pour éviter un nouveau déficit. (apic/em/bb)

22 août 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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