Le pape fait l’éloge de l’enseignement de saint Chrysostome

Grèce: 10e symposium interchrétien à Tinos

Rome, 17 septembre 2007 (Apic) L’enseignement de saint Jean Chrysostome (344-407), docteur des Eglises d’Orient et d’Occident, doit aider à l’unité entre catholiques et orthodoxes, a souhaité Benoît XVI dans un message adressé au 10e symposium interchrétien qui se tient sur l’île grecque de Tinos, du 16 au 19 septembre 2007.

Ce message sera transmis aux participants par le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, que le pape a reçu en audience le 17 septembre.

A l’occasion du 1600e anniversaire de la mort de saint Jean Chrysostome, cette rencontre entre catholiques et orthodoxes organisée tous les deux ans par l’Institut franciscain de spiritualité de l’université pontificale Antonianum et la faculté de théologie de l’université Aristote de Thessalonique (Grèce) a pris pour thème «saint Jean Chrysostome un pont entre Orient et Occident».

«La coopération oecuménique dans le cadre universitaire contribue à maintenir vivante la volonté de la communion tant souhaitée entre tous les chrétiens», a écrit Benoît XVI. Il a ainsi espéré que le colloque «contribue à soutenir et à fortifier la véritable communion, même imparfaite, qui existe entre catholiques et orthodoxes, jusqu’à ce que la pleine communion, qui nous permettra de concélébrer un jour l’unique eucharistie, puisse être rejointe».

Par ailleurs, le pape a transmis ses voeux de prompt rétablissement à l’archevêque orthodoxe d’Athènes, Christodoulos. En juin 2007, l’archevêque et primat de l’Eglise de Grèce a subi une intervention chirurgicale et plusieurs examens. Ceux-ci ont diagnostiqué un cancer du foie et de l’intestin.

Saint Jean, évêque de Constantinople, tenait son surnom de «Chrysostom» (bouche d’or) de son éloquence et de la qualité de ses prêches. Ses volontés réformatrices et sa rigueur – il est en particulier à l’origine de la codification de la liturgie byzantine – le firent exilé par l’empereur.

En 1626, ses restes furent déposés dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Le 27 novembre 2007, dans un geste oecuménique, Jean-Paul II (1978-2005) remis une partie de ces reliques au patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomé Ier. (apic/imedia/hy/pr)

17 septembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!