Le secrétaire d’Etat répond aux critiques
Rome: Le cardinal Tarcisio Bertone fait le bilan un an après sa nomination
Rome, 19 septembre 2007 (Apic) Nommé par Benoît XVI secrétaire d’Etat du Saint-Siège le 22 juin 2006, le cardinal Tarcisio Bertone a officiellement pris ses fonctions le 15 septembre suivant. Un an après avoir pris en main les rênes de la secrétairerie d’Etat, le cardinal salésien a tiré le bilan de cette première année et répondu à certaines critiques, le 19 septembre 2007, dans un entretien accordé à «Avvenire», le quotidien de la Conférence épiscopale italienne.
Le cardinal, qui intervient dans la presse et voyage beaucoup, a répondu à ceux qui décrient son activisme que ses voyages ont «un objectif pastoral, mais il n’est pas vrai que le pape écrit des livres et que je commande. Le pape a une grande conscience de son rôle de souverain pontife de l’Eglise universelle avec toutes les obligations et les devoirs que cela comporte. Pour ma part, je suis simplement son secrétaire d’Etat et je cherche à remplir ma charge en parfaite communion avec Benoît XVI».
Celui que le pape a par ailleurs désigné camerlingue, en avril 2007, a aussi rétorqué que s’il ne faisait pas partie des diplomates professionnels du Saint-Siège, Benoît XVI «ne s’est pas senti tenu par la tradition avec un petit ’t’» de nommer un diplomate au poste de secrétaire d’Etat.
Le cardinal Bertone a alors indiqué que ses deux plus proches collaborateurs, le Français Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les relations avec les Etats, et l’Italien Mgr Fernando Filoni, substitut de la secrétairerie, «ont été choisi tous les deux parmi le personnel du service diplomatique».
Trop d’Italiens?
Enfin, le cardinal, interrogé sur le grand nombre d’Italiens aux postes clefs de la curie, a rétorqué que «l’internationalisation du Saint-Siège a été un choix et est un choix juste, mais celui de l’appartenance géographique ne peut, de façon positive ou négative, être l’unique critère dominant dans le choix des plus strictes collaborateurs du pape». Il a ainsi noté que les chefs de dicastères italiens sont au nombre de 9 contre 16 non italiens. Une réforme organique de la curie romaine «est une hypothèse qui est encore à l’étude», a conclu le secrétaire d’Etat du Saint-Siège.
L’ancien archevêque de Gênes et, pendant 7 ans, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi alors dirigée par le cardinal Ratzinger, n’a pas marqué de façon particulière l’anniversaire de son entrée en fonction à la tête de la secrétairerie d’Etat.
Le 12 septembre, il a cependant inauguré la chapelle restaurée de son appartement officiel du premier étage du palais apostolique. Il a aussi publié un livre – La dernière voyante de Fatima. Mes rencontres avec soeur Lucie – qui, chose exceptionnelle, est préfacé par Benoît XVI. Numéro deux de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il s’était vu confié, en 1995, par Jean Paul II, la publication de la 3e partie du secret de Fatima. Le cardinal Bertone a assuré qu’il avait écrit ce livre d’entretiens avant de devenir le bras droit du pape. (apic/imedia/hy/pr)




