Kenya: Des chefs religieux lancent une campagne pour des élections sans violence
«Choisis la paix, empêche la catastrophe»
Nairobi, 21 septembre 2007 (Apic) Des groupes chrétiens, musulmans et hindous du Kenya lancent une campagne exhortant les responsables politiques à signer une charte de la paix et promettre d’empêcher la violence. Cette initiative intervient à l’approche des élections présidentielles et législatives, prévues pour décembre, rappelle l’agence oecuménique ENI.
«Alors que les politiciens adoptent la stratégie de diviser pour régner, nous sommes appelés à adopter la stratégie de la paix et de l’unité», a déclaré l’archevêque anglican Benjamin Nzimbi aux responsables religieux à Nairobi, peu avant la Journée internationale de la paix des Nations-Unies du 21 septembre. Le Conseil oecuménique des Eglises célèbre également à cette date une journée internationale de prière pour la paix.
La campagne, intitulée «Chagua Amani, Zuia Noma», de l’argot swahili des jeunes pour dire «Choisis la paix, empêche la catastrophe», fait suite à plusieurs mois de rencontres entre responsables chrétiens, musulmans et hindous, qui font partie du Forum interreligieux du Kenya. L’archevêque Nzimbi a exhorté les groupes religieux du pays à assumer la responsabilité d’encourager les gens à épouser la cause de la paix avant, pendant et après les élections. «Ensemble, nous avons élaboré et signé la charte de la paix, qui affirme notre engagement en faveur des instruments de la paix où que nous soyons», a déclaré l’archevêque, qui préside le Forum interreligieux. Il a exhorté les leaders religieux à être «le ciment qui relie les chrétiens entre eux», rappelle ENI.
Cinq partis politiques, y compris le Mouvement démocratique orange, principale alliance d’opposition, ainsi que des politiciens et des responsables religieux indépendants ont déjà signé la charte. Cette charte, que davantage de responsables politiques devraient désormais signer, indique: «Afin de promouvoir des élections pacifiques, sures, libres et équitables dans ma circonscription et/ou section électorale et dans le pays tout entier, je n’inciterai pas à la violence et je renoncerai à ce moyen pour la mobilisation politique. Je ne participerai aux activités d’aucune milice, je ne soutiendrai pas ces activités et je ne m’y associerai pas. Lorsque je connais l’existence d’une milice, j’en informerai immédiatement la police.» (apic/eni/bb)




