De nombreux changements dans les rédactions
Rome: ’L’Osservatore Romano’ en langue française fête son 3000e numéro
Rome, 26 septembre 2007 (Apic) L’Osservatore Romano en langue française a fêté le 25 septembre la parution de son 3000e numéro. Un anniversaire qui intervient alors que le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone a annoncé le même jour de nombreux changements au sein des rédactions du quotidien du Saint-Siège, notamment la nomination d’un nouveau directeur, Gian Maria Vian, le 29 septembre.
«L’Osservatore Romano en langue française est le ’fils’ du quotidien italien dont il a pris le nom, et d’où il puise sa matière première», souligne Jean-Michel Coulet dans un article paru le 25 septembre à l’occasion de la sortie du 3000e numéro de l’édition en français et dont il est le directeur.
Parmi les sept éditions en langues étrangères, l’édition hebdomadaire en français est la plus ancienne. En effet, en 1950, le pape Pie XII et son substitut, Mgr Gian Battista Montini, émettent l’idée de s’adresser aux lecteurs dans leur langue maternelle et «décident de tenter l’expérience d’éditions de L’Osservatore Romano en d’autres langues que la langue italienne», explique Jean-Michel Coulet. «Le premier numéro de L’Osservatore Romano en langue française sortira le 16 décembre 1949», rappelle encore son directeur. «La rédaction a alors son siège à l’Imprimerie Saint-Paul à Issy-les-Moulineaux», en France. Puis, «c’est le 26 janvier 1951 qu’elle s’installe définitivement dans la Cité du Vatican, où se trouvent encore ses bureaux, ses services techniques et administratifs».
Depuis plus de 58 ans, la mission de L’Osservatore Romano en langue française est donc de transmettre à ses lecteurs l’intégralité des homélies et des discours du pape, les catéchèses du mercredi, les méditations de l’Angélus, mais aussi tous les grands textes du Magistère (Encycliques, Exhortations, Lettres apostoliques), les voyages pontificaux, les visites pastorales, les synodes.
Lue dans 137 pays
La version hebdomadaire française est lue dans 137 pays, «du Kazakhstan au Liberia, du Canada à l’Afrique du Sud», souligne l’article. Un lectorat qui se compose «de nombreux prêtres, communautés de religieux et de religieuses, mouvements apostoliques et institutions ecclésiales, mais aussi de particuliers qui ont à coeur de suivre les enseignements du pape». Son lectorat compte aussi des «hommes politiques, des diplomates accrédités auprès du Saint-Siège ou auprès d’autres Etats, catholiques ou non, présents dans le monde, ainsi que des journalistes».
L’Osservatore Romano est paru sans discontinuité depuis sa création en 1861 et vient de fêter ses 146 ans. En 1951, une édition en espagnol est lancée, en anglais en 1968, en portugais en 1969, en allemand en 1971, tandis qu’après l’élection de Jean Paul II naîtra une édition mensuelle en polonais.
En visite le 25 septembre à la rédaction de L’Osservatore Romano, le cardinal Tarcio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a annoncé au personnel la nomination du nouveau directeur du quotidien du Vatican, Gian Maria Vian, le 29 septembre, ainsi que celle du vice-directeur, Carlo Di Cicco, 63 ans, vaticaniste et journaliste de l’agence de presse italienne Asca. Leur nomination ne devrait entrer en vigueur que le 27 octobre. Par ailleurs, un nouveau responsable de l’édition hebdomadaire en allemand devrait être nommé. Il s’agit d’Astrid Haas, la première femme à prendre une telle charge au sein du journal du Vatican. (apic/imedia/ms/bb)




