Benoît XVI appelle l’épiscopat ukrainien au dialogue et à l’unité

Rome: Le pape a reçu les évêques ukrainiens latins

Rome, 27 septembre 2007 (Apic) Le pape Benoît XVI a appelé jeudi l’épiscopat ukrainien au dialogue et à l’unité pour affronter les «défis sociaux, culturels et spirituels du moment présent» et développer le dialogue avec les autres confessions chrétiennes.

Après avoir reçu conjointement en audience les évêques ukrainiens de rite latin et greco-orthodoxe en visite ad limina le 24 septembre 2007, le pape a reçu les seuls évêques latins le 27 septembre.

«Entre les catholiques, la collaboration n’est pas toujours facile, il semble normal que des sensibilités différentes émergent étant donné la diversité des traditions respectives», a déclaré le pape. En Ukraine, l’Eglise catholique est séparée en deux branches, l’une de rite latin et l’autre de rite oriental, dit uniate.

«L’unité des catholiques dans la diversité des rites et l’effort pour la manifester dans tous les milieux, montre le vrai visage de l’Eglise catholique et constitue un signe très éloquent pour les autres chrétiens et pour la société tout entière», a-t-il insisté.

Ce constat exige «une synergie des forces» a estimé le pape, en particulier dans une société où les longues années de la domination athée et communiste ont laissé des traces évidentes dans les générations actuelles.

«En consolidant la communion interne à la communauté catholique, il sera plus facile de conduire un dialogue profitable entre l’Eglise catholique et les autres Eglises et communautés ecclésiales», a encore indiqué le pape. «L’exigence oecuménique est forte chez vous qui vivez depuis de longs siècles avec nos frères orthodoxes et avec qui vous cherchez de témoigner d’un dialogue quotidien».

En Ukraine, environ 5 millions de chrétiens se réclament du catholicisme. Les chrétiens relèvent presque tous de l’Eglise gréco-catholique, dite uniate, une institution particulière qui, tout en dépendant de l’Eglise romaine, conserve des traits communs avec les orthodoxes tels que l’utilisation de la liturgie byzantine et la possibilité pour les hommes mariés de devenir prêtres.

L’uniatisme en Ukraine et le prosélytisme imputé aux catholiques restent les deux raisons des tensions entre Rome et Moscou. Le patriarcat de Moscou estime qu’en Ukraine de l’ouest (dans des territoires autrefois polonais), 1’300 églises orthodoxes sont «occupées» par les uniates. (apic/imedia/hy/pr)

27 septembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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