Grande-Bretagne: Trois évêques britanniques interpellent le Premier ministre Gordon Brown

Non au «mur de ségrégation» érigé par Israël

Londres, 5 octobre 2007 (Apic) Trois évêques anglicans britanniques ont rendu publique une lettre qu’ils avaient envoyée à titre privé au Premier ministre Gordon Brown en juin dernier et à laquelle il n’a jamais répondu. Lançant un appel en faveur de la paix au Moyen-Orient, l’évêque d’Exeter, Michael Langrish, celui de Winchester, Michael Scott-Joynt, et celui de Coventry, Colin Bennetts, accusaient Israël de miner les chances d’établir enfin un Etat palestinien.

Les prélats anglicans estiment que seule une solution basée sur deux Etats créerait les conditions de la paix dans la région. Mais ils reconnaissaient – étant donné la politique rampante d’annexion et de colonisation menée par Israël dans les territoires occupés – que cela deviendrait bientôt impossible à moins qu’une pression internationale ne soit exercée sur Israël. Les trois évêques britanniques déplorent notamment l’érection du «mur de ségrégation» et affirment que Gordon Brown serait horrifié de voir comment ce mur coupe les Palestiniens de leurs terres agricoles et de leur approvisionnement en eau.

Transfert des populations ou une sorte d’apartheid: inacceptable

Alors qu’Israël affirme que ce mur le protège des attentats terroristes, les voix critiques relèvent que cette structure, qualifiée d’illégale par la Cour internationale de Justice, fait en réalité partie d’un plan pour annexer toujours davantage de terres palestiniennes. Elles soulignent que ce mur ne devrait en aucun cas devenir la nouvelle frontière entre Israël et les territoires palestiniens, car cela signifierait une extension par la force du territoire d’Israël.

L’évêque Langrish a déclaré à la BBC que leur initiative ne visait pas à embarrasser le Premier ministre britannique, mais il pense important de recevoir une réponse avant la conférence pour la paix qui devrait se tenir en novembre prochain aux Etats-Unis.

Les évêques anglicans signataires écrivent encore que les alternatives à la solution de deux Etats – l’un palestinien, l’autre israélien – serait un mouvement de masse des populations, un transfert, ou une sorte d’apartheid, «deux solutions inacceptables». Si on n’agit pas rapidement, estiment-ils encore, la politique des faits accomplis sur le terrain rendra impossible à court terme l’érection de tout Etat palestinien indépendant. (apic/bbc/be)

5 octobre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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