Les insurgés doivent se démobiliser d’urgence

Congo RDC : Au Nord-Kivu, la Monuc rappelle l’ultimatum expirant lundi

Kinshasa, 14 octobre 2007 (Apic) La Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monuc) «demande instamment» aux troupes insurgées de se démobiliser au Nord-Kivu , dans l’Est du pays. L’armée congolaise lancera une vaste offensive à la fin de l’ultimatum qui prend fin lundi 15 octobre.

La Mission de l’ONU au Congo RDC (Monuc) «demande instamment à toutes les troupes dissidentes de se désarmer immédiatement et de rejoindre le processus de réforme de l’armée en RDC. Les soldats insurgés, ralliés au général déchu congolais Laurent Nkunda, seraient entre 5 et 6’000.

La Monuc et le gouvernement congolais déclarent avoir pris «toutes les dispositions nécessaires, y compris l’aménagement de sites d’accueil et des moyens de transport» pour les combattants qui souhaitent se rendre.

Situation humanitaire catastrophique

La Monuc a engagé sur place 4’500 de ses 17’600 militaires au Nord-Kivu. Son rôle est de «protéger d’abord les populations, et contre toutes les parties», a rappelé son commandement. Depuis le début de la crise, fin août 2007 au Nord-Kivu, les combats ont poussé plus de 370’000 nouveaux déplacés à fuir leurs maisons. Depuis la fin 2006, ce sont plus de 750’000 personnes qui sont réfugiées dans la province.

Par ailleurs dans la région nord-orientale de l’Ituri les combattants doivent aussi coopérer au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (Ddr). Les rebelles des trois principaux mouvements qui adhèrent au programme Ddr peuvent choisir, au terme d’un période passée dans un centre de formation, entre le retour à la vie civile ou l’insertion dans les brigades mixtes de l’armée régulière (Fardc). Ce processus avait été troublé au début de septembre par les miliciens dissidents contraires au désarmement. Entre 2005 et le début de 2006, selon des estimations en circulation, rapportées par l’agence catholique Misna, près de 15’000 rebelles ont déposé les armes en Ituri. Dans la région, 60’000 personnes avaient été tuées pendant et après la fin officielle du conflit congolais (1998-2003), en raison notamment de la lutte pour le contrôle des richesses minières de la région. (apic/misna/ag/vb)

14 octobre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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